À quelques jours de l’examen en séance publique, le 28 janvier, du projet de loi autorisant l’approbation de l’accord entre la France et la Communauté des Caraïbes,(CARICOM), le sénateur Dominique Théophile, chef de file sur ce texte travaillé avec le Gouvernement, réaffirme « la nécessité d’une intégration rapide de la Guadeloupe dans cet espace régional stratégique. »
Que dit Dominique Théophile ? « Ce projet de loi constitue une étape juridique décisive, car il permet de rendre effective l’adhésion des Collectivités françaises d’Amérique en tant que membres associés de la CARICOM, en levant les obstacles liés aux privilèges et immunités nécessaires au fonctionnement de l’organisation sur le territoire français.
Il s’agit d’un acte qui ancrera durablement la Guadeloupe dans son bassin géographique naturel et ouvrira l’accès à un marché régional de près de 18 millions d’habitants.
La Martinique a déjà signé son adhésion en février 2025 ; la Guyane a engagé des démarches actives.
Pour la Guadeloupe, une première demande avait été déposée en 2012, puis une seconde fois en 2022. Celles-ci n’ont pas encore abouti. »
Pour le sénateur Dominique Théophile, « le moment est venu d’accélérer. »
Lors de l’audition de la ministre des Outre-mer, le jeudi 22 janvier 2026, dans le cadre des
travaux de la Délégation sénatoriale aux Outre-mer, le sénateur a rappelé que la question
de l’intégration à la CARICOM « ne relève ni d’une appréciation subjective ni d’un débat d’opportunité. Elle s’inscrit dans une vision stratégique cohérente, celle de l’évolution institutionnelle de la Guadeloupe et de son développement économique. »
Comme il l’a souligné, « il existe un lien profond entre la discussion relative à la CARICOM et notre évolution institutionnelle, puisque nous sommes dans le bassin caribéen. Il faut ouvrir le marché pour faire du développement économique. »
Et d’ajouter : « L’intégration régionale constitue en effet un levier concret de coopération dans des domaines essentiels : santé publique, gestion des risques naturels, sécurité régionale, mobilité universitaire et recherche, transition énergétique.
Pour la Guadeloupe, territoire confronté aux défis de la vie chère, de la dépendance aux importations et des enjeux sécuritaires, cette insertion régionale est un outil stratégique. »

























