Vendredi 12 juin, Bénédicte Di Géronimo, conseillère exécutive de la CTM en charge des Fonds européens, a participé à la réunion ministérielle organisée à Bayonne, sur la place des Régions ultrapériphériques (RUP) dans le prochain budget européen, l’élaboration de la stratégie et la simplification des normes européennes pour nos territoires.
Organisée à l’initiative de la France, cette réunion de haut niveau a mobilisé les représentants des exécutifs des RUP, les ministres français Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe, Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer et les secrétaires d’Etat aux Affaires européennes portugais et espagnols, Ines Domingos et Fernando Sampedro.
L’élaboration du Cadre financier pluriannuel européen 2028-2034 est source d’inquiétude en Europe continentale et plus encore dans nos régions, territoires européens les moins développés. Les acquis des RUP, permis par l’application de l’article 349 du Traité sur le Fonctionnement de l’UE, sont remis en cause par la disparition des programmes et des allocations spécifiques qui permettent à nos entreprises et à nos collectivités d’investir et de compenser les surcoûts inhérents à nos spécificités : insularité, marché contraint, coûts logistiques, etc.
Les réponses aux défis futurs, production d’énergie décarbonnée, souveraineté alimentaire, connectivité numérique, adaptation au changement climatique et mutations démographiques, passent par la mobilisation accrue d’instruments financiers et règlementaires qui boostent l’investissement public et privé, accompagnent la production locale et la montée en compétence.
Bénédicte dI Gérionimo a réitéré les demandes portées par la Martinique et les RUP, notamment sur le maintien des allocations spécifiques, des taux de cofinancement européens majorés et des plans de compensation des surcoûts, la prise en compte de nos régions dans le cadre du Fonds européens pour la compétitivité et le maintien du POSEI agricole et son extension à la pêche et à l’aquaculture.
« Aujourd’hui, nous sommes à la croisée des chemins : obtenir le soutien de nos Etats pour demeurer des européens à part entière, bénéficiant des mêmes ambitions et perspectives… ou accepter une trajectoire et être soumis à un traitement qui nous fragilisera. Les RUP demandent les moyens de participer pleinement au projet européen, malgré les contraintes que leur éloignement impose. Car la réussite des RUP renforcera l’Europe. Leur marginalisation serait à l’inverse, un échec collectif », Bénédicte Di Géronimo.

























