Présidée par Jocelyn Sapotille, l’Association des maires de Guadeloupe apporte son soutien à Harry Durimel, maire de Pointe-à-Pitre.
« Face à la montée fulgurante de la criminalité, qui frappe désormais jusque dans nos moments de rassemblement populaire, nous tenons à exprimer notre solidarité pleine et entière avec le maire de Pointe-à-Pitre, avec la municipalité, ainsi qu’avec les familles endeuillées et l’ensemble de la population.
Le drame survenu en marge du carnaval nous bouleverse profondément.
Il nous oblige surtout à une parole claire : le carnaval n’est pas la cause de l’insécurité, il en est aujourd’hui l’une des victimes. Ce sont nos espaces de vie, nos rues, nos traditions et notre jeunesse qui sont atteints.
Nous voulons dire notre soutien appuyé aux carnavaliers, porteurs vivants d’un patrimoine guadeloupéen précieux, fragile et irremplaçable. Ils ne sont pas un problème à contenir, mais une richesse à protéger.
Le carnaval est un pilier de notre culture, un lieu d’expression, de transmission et de respiration collective. Il fait partie de ce que nous devons sauver. »
« Se mobiliser contre la présence des armes en Guadeloupe »
« Ce qui se passe doit être un électrochoc. Une occasion de nous mobiliser beaucoup plus fortement contre la présence massive des armes en Guadeloupe.
Il faut arrêter leur circulation, les récupérer, démanteler les réseaux, et renforcer l’investigation, la pression judiciaire et la répression contre ceux qui alimentent cette économie de mort.
Nous demandons solennellement le renforcement immédiat des moyens de lutte contre l’insécurité, notamment l’augmentation des effectifs de police et de gendarmerie, des moyens d’enquête, de renseignement et de contrôle, afin que l’action de l’État soit à la hauteur de la situation que connaît notre territoire. »
« Pour que nos rues redeviennent des lieux de fête, pas des zones de guerre »
« Dans l’immédiat, des adaptations peuvent être nécessaires : horaires, parcours, encadrement, dispositifs de sécurité.
Ces ajustements doivent être regardés avec sérieux et responsabilité.
Mais une chose est essentielle : le carnaval doit continuer. Le suspendre durablement reviendrait à offrir une victoire symbolique à la violence. Poursuivre le carnaval, c’est affirmer que notre culture ne cédera pas, que la peur ne remplacera pas la vie, et que la Guadeloupe ne renoncera pas à ce qui la fonde.
Nous apportons notre soutien au maire de Pointe-à-Pitre dans les décisions difficiles qu’il a à prendre, et appelons à une mobilisation collective – État, collectivités, justice, forces de l’ordre, acteurs culturels et citoyens – pour que la sécurité progresse réellement et que nos rues redeviennent des lieux de fête, pas des zones de guerre.
Le carnaval n’est pas le problème. Les armes le sont. »
























