Abolition de l’esclavage. Pas de commémoration à Vierzon : des députés RN réagissent

Le maire de Vierzon a décidé de ne pas commémorer l’abolition de l’esclavage, arguant de restrictions financières. Suscitant une vive réprobation. Des députés RN, dont Rody Tolassy, ont réagi.

« Le maire de Vierzon n’est, nullement, membre du Rassemblement national comme cela a été publié, mais Reconquête et DLF.

Les députés RN condamnent l’annulation de la cérémonie commémorative de l’abolition de l’esclavage à Vierzon.

Ils tiennent à rappeler que Marine Le Pen et Jordan Bardella ont, toujours, considéré que l’histoire et la culture de nos concitoyens ultramarins constituaient autant de valeurs ajoutées à notre patrimoine national, qu’il convient de respecter et commémorer comme telles.

La décision de la nouvelle municipalité et du maire Reconquête de Vierzon d’annuler la cérémonie en mémoire de l’abolition de l’esclavage constitue une faute politique, morale et mémorielle grave.

Depuis près de dix années, cette cérémonie organisée chaque 10 mai permet de rappeler l’une des pages les plus douloureuses de notre histoire, mais aussi l’un des plus grands combats humanistes menés par la République : celui de la dignité humaine et de la liberté.

Invoquer aujourd’hui des raisons économiques ou de fréquentation pour supprimer cette commémoration est indigne.

La mémoire des victimes de l’esclavage ne se mesure ni à l’aune d’un budget municipal, ni au nombre de participants présents sur une place publique.

Certaines valeurs fondatrices de notre Nation ne peuvent être soumises à une logique comptable.

Le 10 mai n’est pas une date ordinaire. Cette journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions rappelle les souffrances de millions d’hommes, de femmes et d’enfants arrachés à leur terre, déshumanisés, exploités et privés de leur liberté.

Elle rappelle également le combat des abolitionnistes, des résistants et des peuples qui ont refusé la barbarie et permis à la République française de reconnaître enfin l’universalité des droits humains.

Pour les Outre-mer, pour la Guadeloupe, pour les descendants de l’esclavage, cette mémoire n’est pas abstraite. Elle est vivante. Elle structure encore notre histoire, notre identité et notre combat permanent pour l’égalité, la justice et le respect de la dignité humaine.

Le Rassemblement national salue les citoyens, associations et élus qui ont décidé d’organiser une contremanifestation afin de maintenir vivante cette mémoire collective.

Leur mobilisation honore les valeurs de fraternité et de transmission que cette commémoration porte depuis des années.

Face aux tentatives de division et d’effacement, nous continuerons à défendre une mémoire apaisée mais lucide, fidèle aux valeurs républicaines et au devoir de transmission envers les générations futures. »

Rody Tolassy, Anchya Bamana, Marie-Luce Brasier-Clain, Joseph Rivière, André Rougé

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