L’initiative de la Commission de l’organisation des Etats de la Caraïbe orientale (OECO) et de la Dominique transforment le secteur des racines et tubercules en un pilier central de la résilience climatique et de la force économique.

La Commission de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) et le gouvernement du Commonwealth de la Dominique ont lancé une intervention régionale pour reconquérir la souveraineté alimentaire.
Le directeur général de l’OECO, le Dr Didacus Jules, a présenté le symposium comme un retour aux principes fondamentaux et à la dignité humaine. « Si nous ne pouvons pas nous nourrir nous-mêmes, nous ne sommes pas véritablement en sécurité », a-t-il indiqué.
Le Dr Jules a décrit des cultures telles que le manioc, le dachine et la patate douce comme étant « poétiquement résilientes », notant qu’elles poussent discrètement et régulièrement sous la surface, puisant leur force dans le sol et résistant fermement au vent et à la sécheresse.
Avec le soutien de l’Union européenne
Le symposium de l’OECO sur les racines et tubercules, qui s’est tenu à l’InterContinental Dominica Cabrits Resort & Spa, a réuni des décideurs politiques, des agriculteurs et des experts techniques.
L’objectif : repositionner ces denrées de base locales comme des moteurs économiques à haute valeur ajoutée, dans le cadre de la stratégie FAST (Transformation des systèmes alimentaires et agricoles/Food and Agriculture Systems Transformation) de l’OECO.
Cette initiative a bénéficié du soutien de l’Union européenne via le 11e Fonds européen de développement (FED), à travers le programme RIGHT (Intégration régionale grâce à l’harmonisation de la croissance et à la technologie/Regional Integration Through Growth Harmonisation and Technology).
Cette intervention stratégique intervient alors que la région fait face à des vulnérabilités critiques, avec des factures d’importations alimentaires atteignant jusqu’à 90 % dans certains États membres. Le symposium met l’accent sur le passage de la simple sécurité alimentaire à une véritable souveraineté alimentaire, s’alignant sur l’objectif de la CARICOM « 25 d’ici 2025 + 5 », visant à réduire les importations alimentaires régionales de 25 %.
« Aucun pays ne peut être véritablement résilient s’il est dépendant »

Représentant le Premier ministre, l’honorable Roosevelt Skerrit, l’honorable Dr Irving McIntyre, ministre des Finances, du Développement économique, de la Résilience climatique et de la Sécurité sociale, a souligné le lien essentiel entre l’autosuffisance agricole et la stabilité nationale.
« Le gouvernement de la Dominique a toujours mis l’accent sur l’importance de la résilience comme pilier central du développement national, a déclaré le Dr McIntyre. Cette vision de la résilience s’étend directement à l’agriculture, car aucun pays ne peut prétendre être véritablement résilient s’il reste lourdement dépendant des importations alimentaires et de chaînes d’approvisionnement vulnérables. »
Le Dr McIntyre a également rendu hommage aux agriculteurs de la région, dont le travail acharné et la résilience continuent de faire vivre les communautés malgré des conditions de plus en plus difficiles.
























