Philippe Vorbe s’est exprimé sur le groupe C du Mondial 2026 où Haïti se retrouve en compagnie du Brésil, du Maroc et de l’Écosse. Au moins un match nul permettra à Haïti de sortir la tête haute.
Né à Port-au-Prince le 14 septembre 1947, Philippe Vorbe est le fils d’un amoureux du football tout comme lui, Jean Vorbe. Il a réalisé ses études classiques au Petit Séminaire du Collège Saint-Martial. Il a débuté sa carrière professionnelle en 1967 lorsqu’il a rejoint le club New York Generals, où il a passé uniquement une année.
Lors du tirage au sort du Mondial 2026, Haïti a été tirée dans le groupe C aux côtés du Brésil, du Maroc et de l’Écosse. Un groupe relevé pour nos Grenadiers qui participent à leur seconde édition de Coupe du monde. Philippe Vorbe, invité le mercredi 10 juin 2026 à l’émission Panel Magik diffusé sur radio Magik9, pense qu’un point au minimum pour nos Grenadiers serait un bel accomplissement lors de ce Mondial.
« Haïti est devenue la première nation à se qualifier pour la Coupe du monde en disputant toutes ses rencontres à l’extérieur. Nous n’avons pas eu le soutien du public haïtien, leur amour, l’agrégat essentiel qui est la confiance », a déclaré Philippe Vorbe au micro de Radio Magik9. Il pense que la diaspora haïtienne a réalisé un travail intéressant. « Heureusement que la diaspora a pris la relève. »
« Cette équipe a pris naissance grâce à la diaspora, grâce à l’ingéniosité et la persévérance de Sébastien Migné », a argué Philippe Vorbe qui a tenu à saluer le travail du sélectionneur Sébastien Migné. « Une équipe de football, pour réussir, doit passer par ses deux axes : la performance collective et les talents individuels ». Amener une équipe jusqu’en Coupe du monde n’est pas chose aisée. Évidemment que Migné était là !
Beaucoup d’Haïtiens évoluent en deuxième et troisième division. Pour Philippe Vorbe, il y a un trio qui a une longueur d’avance sur les autres joueurs de la sélection : Ricardo Adé, défenseur de LDU Quito en Équateur, Jean-Ricner Bellegarde, joueur de Wolverhampton Wanderers, et Wilson Isidor, attaquant de Sunderland AFC.
Le groupe C du Mondial 2026
Parmi les trois adversaires d’Haïti, l’Écosse est la plus abordable selon plusieurs haïtiens. Questionné par Roberson Alphonse sur ce sujet, Phillipe Vorbe a expliqué que le principal concerné c’est Sébastien Migné qui pourrait nous éclaircir sur ce point. Mais comment est-ce que l’analyste sportif voit la chose ?
« Si jamais j’étais à la place de Migné, je commencerais mon match avec beaucoup de prudence. Premièrement, c’est le premier match. Deuxièmement, l’équipe (écossaise) est la plus forte. Enfin, pour mieux regarder le dispositif de l’adversaire », ce sont là des mots de l’ancien joueur du Violette Athletic Club.
De la même façon qu’on peut tenter de neutraliser Scott Mc Tominay, l’équipe écossaise peut également tenter de museler l’un de nos joueurs. Philippe Vorbe a évoqué le cas Jean-Ricner Bellegarde, le moteur du jeu de l’équipe. Après les marquages de chaque équipe, c’est là que les individualités peuvent libérer leur équipe.
« Ne mettez pas la pression sur les Grenadiers pour des victoires contre le Brésil, le Maroc et l’Écosse. Ils vont tout donner pour Haïti. Les autres joueurs vont faire autant pour leur nation. Ça c’est l’état d’esprit d’un compétiteur », a-t-il déclaré. « Moi, en tant qu’Haïtien, ancien joueur, ancien entraîneur, je souhaite que l’équipe haïtienne fasse au moins un point. Pourquoi ? Parce qu’on est tombé dans le groupe de la mort », a expliqué Philippe Vorbe.
Si Haïti parvient à battre l’Écosse, Philippe Vorbe sera en liesse de même que plusieurs Haïtiens. L’inverse nous choquerait tout de même ! Cependant, Philippe Vorbe n’est pas euphorique comme la plupart des fans de la sélection haïtienne qui croient à au moins une victoire. Un point serait une très bonne affaire pour les Grenadiers.
Source : Le Nouvelliste

























