Après deux jours d’échanges, d’ateliers, de visites à Deshaies et Pointe-à-Pitre, les maires et présidents de collectivités des Antilles (Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), réunis en Guadeloupe ont signé La Déclaration des Antilles, plaidoyer pour le maintien des financements alloués aux territoires d’Outre-mer pour la préservation de la biodiversité.
Représentée par une forte délégation composée de 15 maires, dont 10 de la Communauté d’agglomération de l’Espace Sud, la Martinique a témoigné de sa volonté de mettre en place des politiques publiques en faveur de la préservation de la biodiversité.
« Notre présence pendant deux jours en Guadeloupe montre que la biodiversité c’est du concret : nous sommes conscients que l’avenir de nos îles passe par la préservation de la biodiversité, commente Fred-Michel Tirault, maire de Saint-Esprit et président de la Communauté d’agglomération de l’Espace Sud* (Martinique). Je repars confiant après ces deux jours de formation qui nous ont permis de mieux connaître toutes les problématiques liées à la biodiversité. Nous sommes allés sur le terrain, à Deshaies, Pointe-à-Pitre, Petit-Bourg… pour mieux comprendre comment mettre en place des politiques publiques en partenariat avec des associations et les équipes de l’Office français de la biodiversité en Guadeloupe et en Martinique. »
Terre-de-Haut, Saint-François, Vieux-Fort, Saint-Louis, Sainte-Rose, Pointe-à-Pitre…, pour la Guadeloupe, mais aussi la Collectivité de Saint-Martin ont pris part à la Rencontre des maires pour la biodiversité aux Antilles, organisée dans le cadre du programme Life Biodiv’France, cofinancé par l’Union Européenne.
Ce séminaire, qui a permis aux élus de tisser des liens, a aussi servi de cadre à la co-construction de la Déclaration des Antilles, plaidoyer pour le maintien des financements européens ciblés pour la biodiversité en Outre-mer.



Une nécessaire montée en compétence
La ville de Pointe-à-Pitre a d’ailleurs présenté son projet de restauration écologique à Darboussier, soutenu par BESTLIFE2030. Une action de plus qui souligne la nécessité pour les collectivités et associations d’Outre-mer d’être accompagnées financièrement pour la concrétisation et la pérennisation de ces projets.
« Les travaux ont été très utiles : ils ont mis en évidence les besoins de mieux comprendre les dispositifs qui concourent au financement des actions en faveur de la biodiversité, explique Harry Durimel, maire de Pointe-à-Pitre. Pour accéder à ces fonds, l’ingénierie est nécessaire dans nos communes ! À travers la Déclaration que nous avons bâtie, nous nous engageons à mettre en valeur l’écologie dans nos politiques publiques, à mieux utiliser les dispositifs financiers disponibles… »
La présentation des dispositifs – européens, notamment -, dédiés au financement d’actions liées à la valorisation de la biodiversité a ouvert de nouvelles perspectives.
« Il faut que nous, élus, nous nous formions, que nous formions les techniciens et agents de nos collectivités et EPCI pour connaître ces fonds et mieux les mobiliser », reconnaît Fred-Michel Tirault.


« Une expérience très positive »
« La rencontre était nécessaire et l’expérience très positive, avec des visites sur le terrain, la découverte de projets ambitieux, innovants, pour mieux préserver notre biodiversité, se félicite Hugues Toussay, maire du Diamant. Je suis arrivé avec beaucoup d’interrogations et je repars avec une signature posée sur la Déclaration des Antilles, élaborée avec les élus, mais aussi des solutions de financement pour nos territoires. L’atelier sur les différents financements, qu’il s’agisse de fonds européens ou de l’Office français de biodiversité, m’a surpris positivement. »
La Rencontre des maires pour la biodiversité s’est achevée par la cérémonie de remise des prix BESTLIFE2030 : 17 lauréats de Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy ont été primés. Bonne nouvelle : « Avec 17 lauréats, la mobilisation se renforce aux Antilles », souligne Fabien Barthelat, délégué territorial de l’Office français de la Biodiversité aux Antilles
« Je suis très heureuse que le projet porté par la Collectivité à l’Etang de Galisbay soit lauréat du prix BESTLIFE2030, indique Gloria Chance, cheffe du service Patrimoine naturel et de la biodiversité à la Collectivité de Saint-Martin. À Saint-Martin, la prise de conscience en matière de protection de l’environnement est de plus en plus élevée : les élus s’approprient le sujet. Nous restons positifs et confiants pour la suite ! »
La suite s’écrira, en partie, dès le 1er juillet, avec la Déclaration des Antilles qui sera portée à Bruxelles par le maire de Pointe-à-Pitre, Harry Durimel.
Cécilia Larney

























