Résorption de l’ancienne décharge de l’Anse Charpentier à Sainte-Marie.
Le préfet de la Martinique, l’Office national des forêts (ONF) et la mairie de Sainte-Marie informent de la fermeture partielle de l’accès à l’ancienne décharge littorale de l’Anse Charpentier par arrêté municipal n° 641/2026 à partir du 6 juillet 2026 dans le cadre de sa résorption.
La zone proscrite au public correspond à l’emprise d’une ancienne décharge et
l’interdiction est maintenue pour la durée des travaux et jusqu’à nouvel ordre.
L’autorisation de stationnement reste maintenue sur le parking avec la possibilité de longer le site à pied en direction du nord-ouest.
Néanmoins, la capture de crabes, la pêche, le ramassage de déchets sur le littoral, et le
ramassage ou la manipulation de la terre, y compris par les animaux de compagnie, sont interdits.
Ce chantier majeur s’inscrit dans le cadre du Plan National de résorption des décharges
littorales historiques porté et financé par l’Etat via l’Agence de la Transition Ecologique
(ADEME Martinique).
Une enveloppe de 448 000 euros est consacrée à la phase d’études et de diagnostics en cours.
C’est lors du One Ocean Summit à Brest en 2022 que le président de la République,
Emmanuel Macron, a pris l’engagement de résorber, en dix ans, les décharges littorales
françaises présentant, à court terme, un risque de déversement en mer.
Portée par l’Office national des forêts, la résorption de la décharge de l’Anse
Charpentier fait partie des trois sites pilotes identifiés sur le territoire français pour ses
enjeux environnementaux forts : parc naturel marin et lieu majeur de ponte de tortues
Luth.
Il s’agit également d’un site fréquenté pour le loisir nature et le tourisme.
Le projet a débuté en 2023 avec la mise en sécurité du site par des travaux de
recouvrement des zones laissant apparaître des déchets.
En 2025 une étude environnementale sur la vulnérabilité et la sensibilité de la faune et
la flore a été menée sur le site afin de recenser les espèces présentes mais aussi l’impact de la pollution actuelle sur leurs habitats.
Des sondages géophysiques et des analyses de sols et des déchets sont en cours.
Les résultats de ces études permettront d’orienter la nature des travaux de renaturation du site et proposer un calendrier prévisionnel de ces derniers.
Les premiers prélèvements et analyses réalisés sur le site ont permis de confirmer et de préciser l’emplacement du massif de déchets, qui correspond à la zone d’interdiction.
Les déchets enfouis sont principalement composés de plastique, de verre et de métal.
De l’amiante sous forme de fibrociment a également été détecté lors des fouilles.
Pourquoi trouve-t-on des décharges anciennes sur le littoral français ?
Avant les années 70, les déchets ménagers et industriels étaient envoyés dans des
décharges, parfois à proximité du bord de mer.
La hausse du niveau des océans et l’érosion côtière provoquent le recul du trait de côte.
Certaines décharges se retrouvent ainsi proche des plages et parfois à découvert, ce qui constitue une menace environnementale majeure de relargage des déchets dans les océans.
























