Les rues de Saint-François ont accueilli une marche pour la paix, dimanche 12 juillet, en mémoire de Noé Moussamy, pêcheur de 23 ans assassiné le 27 mai.
Après la messe dominicale, plus d’une soixantaine de personnes de tout âge étaient rassemblées, dimanche 12 juillet. Aînés, adolescents et même jeunes enfants, tous se sont réunis en mémoire de Noé, ce jeune marin-pêcheur qui avait un avenir grandiose devant lui.
Munis de pancartes prônant « la paix, le respect et la mémoire », collègues, amis, et membres de la famille avancent dans une ambiance solennelle et encore chargée de douleur afin de rendre hommage à leur proche disparu.
Avec un parcours conçu pour toucher les jeunes en sillonnant les rues qu’ils fréquentent, l’objectif principal des participants était de sensibiliser la population, d’inciter chacun à se donner les moyens d’avancer et se remettre « dans le droit chemin ».
Un message pour les jeunes… et les parents
Malgré l’émotion palpable, la famille de Noé tient à encourager les jeunes, mais aussi à sensibiliser les parents. Nicard Moussamy, père de Noé Moussamy, adresse un message d’espoir, d’amour, mais surtout, appelle à une prise de conscience :« Nous sommes nés d’amour, il faut le distribuer.»

En prenant la parole, de nombreux aînés ont rappelé l’importance de l’éducation et de l’accompagnement des jeunes.
Selon Anna Ramassamy, coordonnatrice CLSPD (conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance) de Saint-François, d’autres marches blanches sont prévues, afin de « sensibiliser la population, mais également de faire face à des situations de plus en plus graves et accablantes sur notre territoire. »
Agir pour demain
Des rassemblements ont aussi été instaurés avec les jeunes pour les mobiliser sur leur avenir et les accompagner au mieux.
De son côté, l’association Dynamique Portuaire invite et guide les jeunes qui veulent se spécialiser dans la pêche, notamment à travers des formations en collaboration avec Guadeloupe Formation. Le but : assurer un emploi reconnu, une stabilité aux jeunes, et les pousser à s’entraider et mettre fin à un individualisme qui les incite à agir les uns contre les autres, parfois à l’extrême.


Jean-Daniel Barvaut, secrétaire général de FO Pêche, affirme « qu’il y a encore beaucoup à faire, notamment auprès des comités de pêche, afin d’assurer la pérennité de ce secteur. »
Malgré des plaies encore ouvertes, les proches de Noé Moussamy restent courageux, et invitent la population guadeloupéenne à construire un meilleur avenir.
Doriane Virgel
























