Guadeloupe. La gendarmerie intègre 43 nouveaux réservistes

Originaires de Guadeloupe, pour la plupart, 43 femmes et hommes issus de la société civile ont choisi de s’engager auprès des équipes de la gendarmerie nationale, au sein de la réserve opérationnelle.

Après une sélection rigoureuse et une formation exigeante de trois semaines, 43 volontaires issus de la société civile ont été officiellement intégrés à la réserve opérationnelle de la gendarmerie de Guadeloupe.

La cérémonie de clôture de la Préparation militaire gendarmerie s’est déroulée, dimanche 2 août, au camp Dugommier (La Jaille/Baie-Mahault), sous l’autorité du colonel Pierre-Olivier Benech, commandant en second du commandement de la gendarmerie de Guadeloupe. Lettres de félicitations et insignes ont été remis aux nouveaux réservistes en présence des familles.

« Les réservistes sont des piliers de la gendarmerie nationale : ils s’engagent, aux côtés des gendarmes d’active, pour la protection de la population et la sécurité du territoire, indique le colonel Pierre-Olivier Benech.

Agés entre 17 et 45 ans, les volontaires passent un concours. Pour ceux qui réussissent, il y a des sélections médicales. Puis, une formation est engagée au Centre régional d’instruction du commandement de la gendarmerie de Guadeloupe. Cette nouvelle promotion est composée à 90 % de Guadeloupéen.ne.s.

« Au service de mon pays et de la population de la Guadeloupe »

Diana Ramassamy, responsable du service Transport scolaire et urbain de la CANGT et réserviste.
Le colonel Pierre-Olivier Benech, commandant en second du commandement de la gendarmerie de Guadeloupe, avec les nouveaux réservistes, à l’issue de la cérémonie au Camp Dugommier.

« La formation dure trois semaines intenses avec des volontaires issus de la société civile, qui sortent de leur zone de confort, poursuit le colonel Benech. Ils se lèvent tous les matins à 4 h 30 et se couchent tous les soirs à 22 h 30. Rien que cet exercice, sans un seul jour de repos, dans un cadre militaire, demande un certain effort et un esprit de résilience. »

Depuis le 3 août, les réservistes sont retournés à leurs activités dans le civil et se tiennent prêts à répondre aux sollicitions de la gendarmerie nationale, en fonction des besoins des brigades territoriales et du lieu où ils sont domiciliés.

Responsable du service Transport scolaire et urbain de la CANGT (Communauté d’Agglomération du Nord Grande-Terre), Diana Ramassamy, originaire du Moule, fait partie des réservistes fraîchement intégrés à la gendarmerie nationale.

« C’est un engagement citoyen qui m’intéressait depuis très longtemps, confie-t-elle. Mes disponibilités m’ont permis d’intégrer la réserve opérationnelle de la gendarmerie pour être au service de mon pays et de la population de la Guadeloupe. Cette préparation militaire est un plus pour dépasser mes limites physiques et mentales, y compris dans mon travail pour avoir plus de rigueur, d’organisation, mieux travailler en équipe. »

Mère de famille et majore de promo

Barbara Jeanne, majore de promo, et Diana Ramassamy, réservistes.

Une expérience que Diana Ramassamy invite, ceux et celles qui le souhaitent, à vivre.

« Le rythme est assez intense, mais c’est un atout dans mon organisation personnelle et je pense aussi professionnelle. J’invite toutes celles et ceux qui veulent s’engager au profit de la population et de leur pays à rejoindre la réserve opérationnelle de la gendarmerie ! »

Mère de trois enfants, Barbara Jeanne, 36 ans, a aussi saisi l’opportunité de devenir réserviste. Originaire de Deshaies, employée dans la téléphonie, elle a concrétisé une ambition qu’elle nourrissait depuis de longues années.

« J’ai toujours aimé l’univers militaire, avoue-t-elle. Plus jeune, j’ai voulu m’engager, mais cela ne s’est pas fait. Quand j’ai su qu’il y avait une possibilité de faire partie de la réserve, j’ai saisi l’occasion ! Nous avons vécu des semaines très intenses, avec beaucoup d’informations à assimiler sur la sécurité, les interventions, le maniement des armes… À cela, s’ajoutent la fatigue et le fait d’être entourés de personnes que nous ne connaissons pas, mais je ne regrette pas ! J’espère pouvoir évoluer au sein de la réserve. »

L’acte de volontariat de Diana Ramassamy, Barbara Jeanne et des nombreuses réservistes qui composaient les rangs, prouve que les Guadeloupéennes n’hésitent plus à s’engager. « Depuis deux ou trois ans, nous observons que les femmes sont très volontaires pour s’engager pour la sécurité de leur île », confirme le colonel Benech.

Cécilia Larney

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