Alors que le changement climatique continue d’accroître la fréquence et la gravité des ouragans dans les Caraïbes, la Société de la Croix-Rouge d’Antigua-et-Barbuda (ABRCS) prend des mesures proactives pour s’assurer d’être mieux préparée et pour permettre aux communautés de renforcer leur résilience avant la survenue de catastrophes.
Cet engagement en faveur de l’action anticipée a été consolidé lorsque le président de l’ABRCS, le Dr Jose Humphreys, et Mme Charlton ont rejoint des partenaires régionaux de la gestion des catastrophes lors d’un atelier sur les protocoles d’action anticipée (PAA).
Organisé par la Plateforme d’intervention régionale pour les Amériques et les Caraïbes (PIRAC) de la Croix-Rouge française, cet atelier s’est tenu en Guadeloupe du 17 au 20 août 2026. Les Sociétés de la Croix-Rouge de Saint-Kitts-et-Nevis et de la Dominique se sont jointes à l’ABRCS pour cette initiative, adoptant une approche commune des PAA compte tenu de leurs profils de risque et de leur exposition similaires aux cyclones.
L’atelier a rassemblé des représentants de ces Sociétés nationales de la Croix-Rouge, de PIRAC, de 510 Global (une initiative de la Croix-Rouge néerlandaise) et de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) afin de finaliser et de valider une initiative sous-régionale visant à élaborer des protocoles d’action anticipée.
Il s’agit de plans convenus à l’avance qui déclenchent automatiquement des actions humanitaires spécifiques et préfinancées lorsqu’une prévision annonce une catastrophe. Ainsi, l’aide parvient aux populations avant que la crise ne survienne, plutôt qu’après. Au cours de l’atelier, les participants ont également réalisé un exercice de simulation destiné à tester le processus d’activation et à renforcer la préparation opérationnelle dans l’ensemble des Caraïbes orientales.
« Le changement climatique rend les catastrophes plus fréquentes et plus intenses ; nous devons faire preuve d’une proactivité équivalente dans notre préparation », a déclaré le Dr Humphreys. « Le protocole d’action anticipée marque un changement majeur, passant d’une logique de réponse aux catastrophes à une logique d’anticipation. En agissant sur la base de prévisions fiables, nous pouvons sauver des vies, réduire les pertes et aider les communautés à renforcer leur résilience. Je suis très enthousiaste à l’égard de cette initiative, car elle transforme la gestion des catastrophes en privilégiant l’action avant l’impact plutôt que la réponse après les ravages. Grâce au financement basé sur les prévisions et à des mécanismes de déclenchement prédéfinis, ce protocole permet à des organisations humanitaires comme l’ABRCS de mobiliser des ressources et de soutenir les communautés vulnérables dès que des prévisions fiables indiquent une forte probabilité de conditions météorologiques extrêmes. »
La réunion de Guadeloupe s’est appuyée sur les travaux préparatoires réalisés plus tôt dans l’année, lorsque des représentants du National Office of Disaster Services (NODS), des services météorologiques d’Antigua-et-Barbuda et de l’ABRCS ont participé à un précédent atelier organisé par la PIRAC/Croix-Rouge française à Saint-Martin.
Cette rencontre de janvier avait permis d’amorcer des discussions sur les systèmes de prévision, l’analyse des risques, les seuils de déclenchement et les mécanismes de coordination nécessaires à la mise en œuvre d’une action humanitaire anticipative dans la région.
L’une des caractéristiques essentielles du protocole d’action anticipée réside dans l’utilisation de seuils de déclenchement fondés sur des prévisions scientifiques. Une fois le protocole activé, des fonds préalablement approuvés sont immédiatement débloqués, permettant à la Croix-Rouge d’Antigua-et-Barbuda de mobiliser des bénévoles, de diffuser des messages d’alerte précoce ciblés, de prépositionner des biens de secours, d’aider les ménages vulnérables et de coordonner les activités de préparation avec les partenaires nationaux.
En agissant avant qu’un aléa annoncé ne dégénère en crise, les communautés sont mieux à même de préserver des vies, de limiter les pertes et de se relever plus rapidement.
En tant que membre du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, l’ABRCS joue un rôle crucial en soutenant les communautés avant, pendant et après les catastrophes.
Grâce à ses partenariats continus avec le PIRAC, la FICR, le NODS, les services météorologiques d’Antigua-et-Barbuda et les autres Sociétés nationales de la Croix-Rouge des Caraïbes, l’organisation continue de renforcer la préparation et la résilience nationales face aux menaces climatiques croissantes.
La validation réussie du Protocole d’action anticipée constitue une étape importante pour Antigua-et-Barbuda ainsi que pour l’ensemble de la région des Caraïbes, favorisant une culture de la préparation qui permet aux communautés de prendre une longueur d’avance sur les catastrophes plutôt que de subir leur retard.
Source : Antigua Observer

























