Haïti. Liens politiques avec les gangs : les mises en garde d’Albert Ramdin

Le secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, a estimé que toute personne ayant des liens avec des organisations criminelles ne devrait pas être autorisée à prendre part au scrutin, lors d’une conférence de presse, vendredi 11 septembre 2026.

« Qu’il s’agisse du niveau présidentiel, local ou législatif, ma position est très claire : toute personne ayant des liens avec des organisations criminelles ne devrait pas être autorisée à prendre part au scrutin. La manière de vérifier cela relève des autorités haïtiennes », a confié le secrétaire général de l’OEA.

« En règle générale, nous acceptons que des sanctions bilatérales soient prises en compte dans des cas spécifiques, si les autorités nationales en font un critère dans l’examen des candidatures. Lorsqu’une personne est sanctionnée par les Nations unies, il est internationalement admis qu’elle ne peut pas participer aux processus politiques », a dit Ramdin.

À ce stade, il revient donc aux autorités haïtiennes, au Conseil électoral provisoire « de déterminer qui sera éligible ou non pour participer aux élections », a-t-il poursuivi. « Ce n’est pas à nous de le faire. Nous signalons simplement que nous préférerions que les candidats engagés dans ces élections soient solides, irréprochables et conformes à toutes les exigences attendues d’un bon candidat », a soutenu le secrétaire général de l’OEA.

Le secrétaire général de l’OEA, qui n’a pas voulu citer de noms, a indiqué que « certains politiciens ont des liens avec les gangs ». « C’est un fait connu. Je ne suis pas en position d’annoncer qui, où, ou lesquels. Mais le fait est que cela constitue une préoccupation », a dit Ramdin. « Mais permettez-moi d’être clair à ce sujet. J’en parle ouvertement, et je ne parle pas de tous les politiciens. Il est donc important de préciser qu’il ne s’agit pas de tous les candidats politiques ni de toute la classe politique », a expliqué Ramdin.

« Nous devons nous assurer que les élections soient propres, qu’elles seront respectées par les autorités haïtiennes et par les groupes politiques haïtiens. À cet égard, j’ai eu plusieurs conversations avec les Éminentes personnalités de la CARICOM, non seulement sur cette question, mais aussi sur les obstacles à la tenue des élections », a-t-il confié.

Plusieurs anciens responsables politiques, des gens du secteur privé des affaires ont été sanctionnés par plusieurs pays de la communauté internationale. Les pays ayant infligé ces sanctions ont accusé les concernés, entre autres, de sponsoriser les gangs, de déstabiliser le pays, de corruption et d’implication dans le trafic de drogue internationale. Le CEP et le gouvernement se retrouveront finalement au pied du mur.

Plusieurs partenaires ont exprimé leur réprobation à ce que des sanctionnés puissent concourir et être élus. Les intéressés ont toujours démenti. La justice haïtienne, à date, n’a ouvert aucune information judiciaire en lien avec ces sanctions.

Source : Le Nouvellliste

Lien : https://lenouvelliste.com/article/271875/liens-politiques-avec-les-gangs-les-mises-en-garde-dalbert-ramdin

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