Président de la Collectivité Territoriale de Guyane, Gabriel Serville s’est entretenu avec Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, autour de l’avenir institutionnel de la Guyane et des perspectives d’évolution du cadre constitutionnel, ainsi que des finances de la Collectivité.
Au cours de son échange avec Gabriel Serville, jeudi 17 septembre, la ministre des Outre-mer a souligné que « la Guyane figurait parmi les territoires les plus avancés dans la réflexion sur leurs évolutions institutionnelles. » Elle a notamment relevé « la clarté et le caractère complet du document d’orientations » élaboré par la Collectivité, fruit d’un travail porté par les élus de Guyane.
Les échanges ont également porté sur la réflexion engagée au niveau national autour d’un nouveau cadre constitutionnel qui permettrait de mieux prendre en compte la diversité des situations et des aspirations des territoires ultramarins. Dans cette perspective, le Président de la République souhaiterait confier à un constitutionnaliste une mission visant à élaborer un cadre commun, offrant davantage de souplesse et permettant aux territoires de s’inscrire, selon leurs spécificités et leurs choix, dans une évolution constitutionnelle.
Des discussions à affiner sur l’évolution institutionnelle

Gabriel Serville a exprimé sa vigilance quant aux répercussions éventuelles de cette réflexion nationale sur la démarche engagée par la Guyane.
La ministre a assuré qu’il n’y aurait « aucune contradiction entre le projet de révision constitutionnelle national et la trajectoire portée par la Guyane, l’objectif étant que le futur cadre permette d’aboutir au profil institutionnel souhaité par les élus », conformément au document d’orientations adopté par le Congrès et l’assemblée plénière de la Collectivité Territoriale de Guyane.
Une rencontre avec le constitutionnaliste chargé de cette mission est envisagée avant fin octobre. L’État recherche un profil disposant d’une bonne connaissance des réalités guyanaises et ultramarines.
Le président de la CTG a également fait part de ses inquiétudes concernant les perspectives budgétaires et l’annonce d’une baisse de certains crédits.
La Collectivité attend désormais des précisions de l’État sur les conséquences concrètes de ces évolutions pour la Guyane.

























