Professions sociales : le nombre d’inscrits enregistre une nouvelle baisse

Les formations d’accompagnant éducatif et social, d’éducateur de jeunes enfants, d’éducateur spécialisé attirent moins d’inscrits depuis 2022…

Selon les données publiées par la Direction de la recherche des études de l’évaluation et des statistiques (DREES), en 2025, 55 900 étudiants, dont 82 % de femmes, étaient inscrits dans l’une des 1 103 formations aux professions sociales dispensées en France. Parmi ces étudiants :

  • 27,1 % sont en formation d’éducateur spécialisé (ES)
  • 15,8 % en formation d’accompagnant éducatif et social (AES)
  • 11,7 % en formation d’assistant de service social (ASS).

La baisse des années 2010 et une tendance à la stabilité depuis 2021, l’effectif total d’inscrits, toutes formations et toutes années de formation confondues, connaît un nouveau repli (-2,3 %) entre 2024 et 2025. Il avait diminué de 14,1 % entre 2010 et 2019, hors formations de délégué aux prestations familiales (DPF) et de mandataire judiciaire à la protection des majeurs (MJPM). Toutes formations confondues (délégué aux prestations familiales et mandataire judiciaire à la protection des majeurs inclus), il est ensuite resté relativement stable entre 2020 et 2024 (+1,3 % sur la période).

Leseffectifs totaux d’inscrits ont baissé dans quasiment toutes les formations. En particulier, le nombre d’étudiants a diminué de 35,2 % entre 2024 et 2025 pour la formation de médiateur familial (MF), une baisse toutefois à relativiser au regard des faibles effectifs de cette formation, et de 5,1 % pour la formation d’accompagnant éducatif et social (AES).

Le nombre de diplômés reste stable

Seules les formations de mandataire judiciaire à la protection des majeurs (MJPM), au certificat d’aptitude aux fonctions d’encadrement et de responsable d’unité d’intervention sociale (CAFERUIS) et de moniteur éducateur (ME) ont vu leurs effectifs totaux d’inscrits augmenter, respectivement de 6,4 %, 2,9 % et 1,4 %.

En 2025, le nombre d’inscrits en première année de formation, qui représente 50,9 % de l’effectif total d’inscrits, est en baisse par rapport à 2024 (-1,8 %).

Pour la formation d’AES, la baisse amorcée en 2022 se poursuit en 2025, avec une diminution de 5,5 % du nombre d’inscrits en 1ère année. Dans le même temps, le nombre d’inscrits en première année diminue de 6,4 % pour la formation d’éducateur de jeunes enfants (EJE) et de 5,7 % pour celle d’éducateur spécialisé (ES) alors que ces deux formations étaient en hausse en 2024. À l’inverse, le nombre d’étudiants inscrits en 1ère année de formation d’assistant familial (AF) a augmenté de 13,0 % entre 2024 et 2025, après avoir diminué dans des proportions similaires entre 2023 et 2024.

Le nombre de diplômés, hors validation des acquis de l’expérience (VAE) et allègement de scolarité, s’établit à 20 250 en 2025, stable par rapport à 2024 (-0,4 %).

Une baisse est cependant à noter pour certains diplômes comme celui de conseiller en économie sociale familiale (CESF) (-14,6 %) et de moniteur éducateur (-7,3 %). Certaines formations connaissent toutefois une augmentation du nombre de diplômés, comme la formation d’assistant familial (+23,5 %).

Le taux de réussite aux examens s’établit en 2025 à 89,5 %. À ces 20 250 diplômes, s’ajoutent 34 diplômes acquis en VAE partielle et 1 417 en cursus d’allègement de scolarité hors VAE, soit un total de 21 700 diplômés, en baisse de 0,4 % entre 2024 et 2025. Le nombre de diplômes acquis en VAE partielle ou allègement de scolarité diminue de 0,3 %.

7.4 % d’interruption de scolarité

En 2025, 5 500 étudiants ont interrompu leur formation, dont 4 130 définitivement, soit un taux d’interruption global de 9,8 % et un taux d’interruption définitive de 7,4 %, identique à 2024. Dans 34,4 % des cas, le motif d’interruption définitive est une raison personnelle (par exemple congé maternité, motif familial ou de santé). L’interruption définitive peut également provenir de raisons liées à la scolarité, comme un changement d’établissement ou une réorientation (12,5 %), une exclusion définitive (5,0 %) ou des difficultés scolaires (4,1 %).

La raison peut aussi être professionnelle, comme des difficultés rencontrées pour le stage ou l’alternance (pour trouver le stage ou au cours du stage) : 11,9 % ou bien un changement de situation professionnelle (reprise d’emploi par exemple) : 7,0 %. Dans 5,3 % des cas, il s’agit de motifs financiers (difficultés pour financer la formation, le logement, etc.), et dans 7,3 % des cas, d’une autre raison. Enfin, dans 12,5 % des cas, l’école interrogée ne connait pas le motif d’interruption.

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