Le Contrat Local de Santé 2 (deuxième génération) a été signé dans les locaux de Cap Excellence, mercredi matin.
Sous la présidence d’Eliane Guiougou, 5e vice-présidente de Cap Excellence, en charge de la commission Affaires sociales, Santé, Prévention de la délinquance et de l’Insertion, Philippe Luccioni-Michaux, directeur général de l’ARS Guadeloupe et Îles du Nord, Emilie Aquistapace, sous-préfète chargée de mission Cohésion sociale, Travail et Politique de la Ville, a été signé le Contrat Local de Santé 2 de Cap Excellence, deuxième génération, le premier sur le territoire depuis 2014 dans sa version 1.

De quoi s’agit-il ? « C’est un engagement ambitieux au niveau de Cap Excellence pour mettre en œuvre des actions de prévention santé sur le territoire de Pointe-à-Pitre, Baie-Mahault et Les Abymes, car la santé est l’affaire de tous ! », a dit Mme Guiougou.
« C’est apporter des réponses adaptées aux besoins de nos population car la santé est le pilier essentiel de la cohésion sociale, du bien-être individuel, du développement du territoire », a-t-elle ajouté.
Eliane Guiougou :
« Le premier Contrat Local de Santé a été signé en 2014 et depuis il fonctionne bien, a-t-elle précisé, d’où le Contrat Local de Santé de deuxième génération signé aujourd’hui. »
« Ce contrat est une feuille de route partagée, adaptée aux exigences du territoire pour agir au plus près des habitants. Il prend effet immédiatement et durera jusqu’en 2031. »
Six axes d’actions
Six axes composent ce contrat :
. Développer des actions de nutrition et faciliter l’accès aux soins;
. Développer la santé mentale, essentiellement en direction des jeunes;
. Faire de la prévention et de la prise en charge des conduites addictives;
. Promouvoir les activités physiques et sportives adaptées aux maladies chroniques;
. Mettre en avant des actions de santé pour la famille, les enfants, les femmes, les personnes âgées;
. Mettre en œuvre des actions de santé environnementale.
« L’ARS nous soutient dans ce travail utile, vivant, mobilisateur. Les CCAS sont des acteurs forts de cette action politique ! », a dit Eliane Guiougou, qui est aussi présidente du CCAS des Abymes et de l’Union des CCAS de Guadeloupe.
Philippe Luccioni-Michaux, directeur général de l’ARS de Guadeloupe et Îles du Nord, a souligné l’importance du Contrat Local de Santé, « défi collectif, qui met en œuvre des politiques de santé dans les territoires, au plus proche des gens. »
Il poursuivait : « Les intercommunalités sont le réceptacle du dernière mètre des politiques publiques de santé. Le CLS permet de décliner des objectifs sur la base d’un diagnostic de santé. Il y a eu une évaluation en 2010, sur lequel est construit le CLS2, dans un partenariat entre collectivités, avec l’Etat, l’Education nationale, la CAF, qui entrent dans le champ de la santé. Le CLS est le volet santé du Contrat de Ville. Nous avons engagé 500 000 euros sur les six axes, avec une priorité, Aller vers. »
A ce propos, Philippe Luccioni-Michaux a souligné que l’ARS et l’Institut Pasteur de Guadeloupe ont installé et validé une technique d’analyse de la chlordécone dans le sang, appelée chlordéconémie. Elle permet d’évaluer votre exposition pour pouvoir, si nécessaire, la réduire en adaptant l’alimentation.
Philippe Luccioni-Michaux :
Pour l’Etat, Emilie Acquistapace, sous-préfète chargée de mission Cohésion sociale, Travail et Politique de la Ville, a témoigné de l’intérêt du CLS.
« La santé est un droit fondamental. Ce qu’il faut retenir c’est cette volonté de faire ensemble au sein de Cap Excellence. C’est un engagement ambitieux fort et collectif. Ce doit être une référence en Guadeloupe. »
Emilie Aquistapace :
L’importance pour la vie des populations
Trois intervenantes pour les trois communes, Pointe-à-Pitre, Les Abymes et Baie-Mahault : Chantal Brèle, élue communautaire, élue de la ville de Pointe-à-Pitre, en charge de la politique de la Ville; Dr Kimberley Fragneau, élue communautaire, référent santé de la ville des Abymes, en charge des secteurs handisport, accessibilité, Prévention, santé par le sport à Cap Excellence; Karine Dessout, élus communautaire, élue de la ville de Baie-Mahault en charge de la santé, membre de la commission des affaires sociales, insertion de Cap Excellence.
Toutes trois ont témoigné de l’importance du CLS pour la vie des populations qui peuvent, grâce aux actions mises en œuvre — notamment au travers des Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS) — trouver des réponses à leurs problèmes, non seulement de santé, mais de tout ce qui tourne autour : bien-être mental, notamment.
La Dr Anne-Aymone Gruette, présidente de la CPTS Excellence, présidente des CPTS de Guadeloupe (un par EPCI, constitués en association), a dit comment les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé, composées de professionnels de santé libéraux ou salariés, des établissements de santé, des acteurs médico‑sociaux et sociaux attendent beaucoup de ce projet de santé commun.























