L’Agence française de développement a présenté son bilan de l’année 2025 mercredi 20 mai à Jarry Baie-Mahault.
C’était l’opportunité pour l’agence de rappeler son rôle de première banque pour les collectivités publiques et les communes mais également ses actions d’accompagnement au sein de divers projets des communes et de communautés d’agglomération.
L’Agence française de développement dresse un « bilan positif » de l’année 2025, estime son directeur, Gilles Chausse. En effet, l’année 2025 comme toutes les années depuis 2023 a été une année marquée par une augmentation de l’activité de l’agence qui s’est engagée dans de nombreux projets qui concernent trois grands domaines privilégiés : l’eau, l’énergie et la santé.
Cette activité se traduit notamment par 34,5 millions d’euros investis auprès des communes et des EPCI, avec une majorité de prêts bonifiés accordés. En tout ce sont plus de 120 millions d’engagement à travers la Guadeloupe, soit une augmentation par rapport aux années précédentes.
Gilles Chausse :
Pour l’AFD, il est important de présenter ces chiffres méconnus du grand public afin d’expliquer ses actions au quotidien pour accompagner le développement.
« En général, les Guadeloupéens ne savent pas qui on est et ce que l’on fait. C’est pourquoi nous avons organisé cette conférence de presse annuelle. C’est la deuxième édition », ajoute Gilles Chausse. Pour l’année 2026, l’organisme a désigné ses objectifs, celui de rencontrer un maximum d’élus et de collectivités afin de comprendre les besoins, continuer son accompagnement des grands projets, augmenter la sollicitation du fonds Outre-mer et améliorer sa diversification dans ses engagements, notamment dans les domaines de l’agriculture, du numérique et de la sécurité.
Une analyse des communes et des EPCI
La conférence de presse a de même permis à l’AFD de présenter son Observatoire pour l’année 2025, qui est une analyse de la situation financière des communes de la Guadeloupe ainsi que des communautés d’agglomération.
« L’observatoire des communes montre globalement une situation des finances communales qui s’améliore depuis 5 ans, avec une épargne nette par habitant qui est positive malgré qu’il y ait toujours 7 communes avec une épargne négative. Il faut également noter que les dépenses de fonctionnement sont très élevées (les plus élevées des Outre-mer) et des dépenses de personnel qui représentent 2/3 des dépenses de fonctionnement », explique Michelle Minatchy, responsable des collectivités locales au sein de l’AFD.
L’observatoire s’est concentré sur les collectivités et les EPCI. Il démontre que la situation financière de celles-ci est également positive, malgré une baisse des investissements notée au cours des dernières années.
Tafari Tirolien
























