Qu’on se le dise : les tours d’eau sont « solidaires » et partant les victimes de ces tours d’eau sont des Guadeloupéen(ne)s vertueu(se)x.
Trève de plaisanterie, c’est présidée par Myriam Brossius, vice-présidente, en l’absence d’Henri Yacou, président, que s’est tenue la, seconde conférence de presse mise en place pour informer les Guadeloupéens de ce qui se fait au Smgeag. Volonté de transparence du président et de son équipe.
Que s’est-il dit ? Qu’il y a un nouveau directeur général, Rony Gamiette, ingénieur du génie rural, des eaux et des forêts, IGREF, qui a un passé de banquier et d’assureur, ce qui lui sera utile dans ses nouvelles fonctions pour négocier avec ses pairs les prêts indispensables en plus des aides publiques pour financer les interventions sur les réseaux d’eau, ceci avec… beaucoup d’assurance, mais aussi une expérience de gestionnaire de réseau d’eau puisqu’il a été, il y a fort longtemps (1987-1989) chef du Service équipements publics à la DDAF du Cher et responsable de la maîtrise d’œuvre d’un projet d’adduction d’eau d’envergure départementale (100 MF/5 ans).
Rony Gamiette :
A noter que M. Gamiette se donne trois ans pour mettre fin aux tours d’eau.
Assistée de Jean-Paul Belin, directeur d’exploitation centre et Bruno Colard, directeur sur la zone Basse-Terre, Myriam Brossius a rappelé l’importance de ces rencontres avec les médias afin que « les Guadeloupéens sachent ce qu’il se passe au SMGEAG et de l’avancée des travaux et actions. »
Les travaux, c’est le colmatage de fuites. 8 000 en 2024, 5 000 en 2025 et sans doute autant en 2026. Pourquoi cette baisse ? Souvenons-nous qu’à la précédente rencontre Henri Yacou avait révélé qu’il ne restait qu’un technicien pour chercher les fuites sur le territoire, le chef de service, tous les autres ayant changé de service devant l’état du syndicat, sans moyens financiers…
Mais, la lutte contre les fuites, sans doute avec un service reconstitué — l’IA ne supplée pas tout ! — est à l’ordre du jour, aujourd’hui plus que jamais.
En attendant, les 15 communes de la zone centre ont des tours d’eau… par solidarité avec les autres, 5 communes sur 9 en Basse-Terre aussi.
Bruno Colard intervenait à son tour pour soutenir que le SMGEAG, dans la réparation des fuites, « a engagé une action très forte » avec un plan d’urgence pour Trois-Rivières et Capesterre Belle-eau, pour colmater, les fuites (13 000m2 jour il y a un an, réduit de 1 300m2 depuis), avec 5 actions spécifiques allant de la recehrche des fuitesbà la pose de nouveaux compteurs une fois que les réparations et changement de tuyaux ont été réalisés.
« Il y aura un redéploiement sur d’autres communes à partir de l’an prochain. »
Myriam Brossius a souligné les inconvénients de la situation pour les particuliers, le, monde économique, notamment sur le territoire de la CARL, les communes du Gosier, de Sainte-Anne, de Saint-François étant parmi les plus soumises aux tours d’eau. Or, ce sont des communes touristiques, donc « le tissu économique aussi est impacté sur le territoire de la CARL ». Car, si lesgrands hôtels du Gosier ou de Sainte-Anne et de Saint-François se sont équipés de citernes à eau, il n’en est pas toujours des exploitants de gites nombreux sur le secteur.
Autre intervenant, et non des moindres, Dominique Laban, un temps directeur général par intérim, aujourd’hui tojours dans les murs en raison de son expertise, cette fois pour mettre en musique les actions décidées par le conseil d’administration.
Dont la tarification. Car l’eau a son prix et le renouvellement des installation de transport et de distribution (de pompage et de filtrage aussi) de même.
Et l’eau n’est pas vendue aux usagers au même prix : 15 tarifications différentes pour les 180 000 abonnés (26% en Basse-Terre, 36% dans les communes centre, 38% en Grande-Terre). Et il vaut mieux habiter Deshaies (2,27 euros/m3) que Pointe-Noire (4,10 euros/m3).
Une fois cette tarification harmonisée, il faudra mettre en place le chèque eau, en fait une carte qui permettra d’aller s’approvisionner en packs d’eau à bas prix ou gratuitement, selon les aides financières apportées par le Département et les EPCI.
Ce chèque eau pourrait concerner environ 40% des abonnés. Grincements de dents à prévoir chez les autres.
Pour faire passer la pilule des retards à l’allumage, mais aussi pour sensibiliser les Guadeloupéen(ne)s, Myriam Brossius a rappelé que le président Yacou et le conseil ont prévu que chaque commune ait un référent eau pour discuter avec le SMGEAG.
« Ceci permettra de rassurer les populations », a dit Mme Brossius.
Myriam Brossius :
Rendez-vous fin du mois de septembre !


























