Guadeloupe. Les espaces France Services sont universels, a rappelé le sous-préfet Arnaud Duranthon

Lundi matin, Arnaud Duranthon, sous-préfet chargé de mission cohésion sociale, travail et politique de la ville, a présidé un séminaire régional des espaces France Services, en préfecture. Assisté du délégué France Service, Cédric Gloaguen, responsable du service égalité des chances et accès à l’emploi, responsable du service politique de la ville, il a présenté les données relatives à l’année 2025, avant de parler formation, ambitions…

Les espaces ou maisons France Services — il y a aussi des bus — sont au nombre de 32 dans les Îles de Guadeloupe. Avec la DRFIP, partenaire de tout premier choix, Arnaud Duranthon a appelé les participants au séminaire — élus, conseillers France Services — à faire monter en compétence les espaces et les personnes qui les animent.

Arnaud Duranthon :

Pour ceci, le Centre national de formation des personnels territoriaux (CNFPT) est mis à contribution. Afin de financer les stuctures, l’Etat s’appuie sur la Banque des Territoires.

Alban Vilmen, directeur régional adjoint de la DRFIP, a pris la parole pour dresser le cadre — dispersion des quartiers, absence ou difficultés de transport, pas de réelle maîtrise du numérique, administrations éloignées des lieux de vie — et expliquer qu’il y a encore beaucoup à faire : la DRFIP a 270 000 personnes qui ont affaire à ses services, dont 70 000 physiquement, en prenant rendez-vous et environ 10 000 qui passent par les espaces France Services. Ce qui est encore trop peu. Les objectifs de la DRFIP sont dont de renforcer le passage en espaces France Services avec plus d’animateurs formés, encourager les accueils sur rendez-vous, étendre l’offre au foncier et aux TPE. « Il faut, a-t-il dit, une montée en puissance des renseignements que peuvent donner les France Services aux contribuables. »

Séverine Mérault, directrice régionale adjointe de la CAF, a souligné l’efficacité des dispositifs, rappelé que les espaces France Services sont la première porte d’entrée verts les services publics pour beaucoup d’usagers, d’où l’importance de sensibiliser les élus à ce espaces de cohésion sociale.

Arnaud Duranthon a expliqué aux élus parfois peu au fait de ce que sont les espaces France Services, qu’il y a trois partenaires importants en Guadeloupe : la Mission locale, EDF, qui a mis dans certains espaces, des bornes de paiement), la Maison départementale des Personnes Handicapes (MDPH).

Il faut retenir que, dans les France Services, il y a deux conseillers en permanence présents, douze partenaires en un seul lieu (DRFIP, CGSS, CAF, etc.), que ces espaces sont ouverts 24 heures sur 5 jours par semaine, qu’ils peuvent mettre à disposition de équipements informatiques, un espace de confidentialité, et qu’ils sont dotés d’une signalétique extérieure. « Pour qu’ils ne soient pas confondus avec des officines qui font payer les services que les Guadelouépens peuvent avoir gratuitement et officiellement dans les espaces France Services », a dit M. Duranthon.

Que faire en cas de difficulté à répondre à un usager ? En cas de blocage, il y a un contact avec le référent local ou national de l’opérateur avec un délai de réponse de 72 heures.

En 2025, les espaces France Services sont gérés pour 78% d’entre eux par les communes ou les EPCI, 18% par La Poste. Il y en a 27 fixes dans les communes et 5 itinérants (les fameux bus). il y a 64 conseillers en poste et 17 conseillers numériques. Ceux-ci sont financés par l’Etat.

La typologie des usagers ? 57% sont des femmes, 2% ont moins de 25 ans. Il y a 35% d’inactifs dont 17% de chômeurs. 22% ont besoin d’une aide en numérique, 94% ont besoin d’une aide à la réalisation d’une démarche administratife. 88% ont vu leurs demandes résolues dès leur première visite, 98% sont satisfaits de leur passage.

« Ils ont, a résumé M. Duranthon, besoin d’être rassurés, accompagnés. »

Qui viennent-ils voir ? La CAF en premier, la DRFIP, la CGSS, quelqu’un qui les aide à remplir les formulaires d’identité.

Arnaud Duranthon a rappelé que l’accueil dans les maisons France Services est universel. Un habitant de Morne-à-l’Eau peut très bien se rendre dans l’espace France Services de Pointe-à-Pitre ou des Abymes. « Il faut le recevoir ! », a martelé le sous-préfet.

Nicole Sinivassin, troisième vice-présidente de la CARL, a expliqué le fonctionnement de France Services sur son territoire. Trois espaces : Sainte-Anne, Saint-François, La Désirade. Le bus itinérant se déplace partout, notamment dans les secions du Gosier. L’utilisation du bus, les déplacements des conseillers à La Désirade ont un coût non négligeable. M. Duranthon a répondu que l’enveloppe n’a cessé de croitre d’année en année…

Carole Maïsetti, conseiller formation au CNFPT, a rappelé les enjeux des formations : 4 jours durants lesquels on apprend à identifier le rôle des conseillers, leurs missions, les outils métier, les valeurs des services publics. 25 conseillers ont été formés en 2025, 200 depuis la création des France Services.

L’illettrisme et l’illectronisme sont les deux handicaps que vont le plus souvent rencontrer les futurs conseillers.

Le séminaire s’est poursuivi dans la matinée.

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