Guadeloupe. Mouvement social à Baie-Mahault : crispations autour des retenues pour faits de grève

Le conflit social qui perturbe les services municipaux de Baie-Mahault depuis le 19 avril aurait pu trouver son épilogue jeudi 10 août. Cependant, les deux parties se sont séparées sans qu’un accord puisse être acté.

En effet, à l’issue de deux rencontres successives, les représentants de la ville et l’organisation syndicale semblaient se rejoindre sur la méthodologie à adopter pour parvenir à une organisation du temps de travail. L’objectif majeur étant de limiter et rationnaliser le recours aux heures supplémentaires par les services de la collectivité, et singulièrement par la police municipale.

« Le processus privilégiait la concertation afin de revenir à des pratiques conformes à la règlementation. Il faut rappeler que le recours aux heures supplémentaires est légalement et par nature exceptionnel et ponctuel, par conséquent des plannings de travail ne peuvent les rendre systématiques. Or c’est bien ce recours systématique et anticipé à 25 heures supplémentaires par mois dans les plannings de la police municipale qui constitue le point de discorde majeur de cette grève », commente la maire, Hélène Polifonte.

Durant la période transitoire, un projet de protocole prévoyait notamment :

. La mise en place de groupes de travail composés de représentants de la collectivité, et de représentants du personnel afin de finaliser les propositions concernant la réorganisation des plannings de travail. Au préalable, chaque direction et services devront mettre en place des réunions de concertations préparatoires.

. La saisine du Comité Social Territorial pour avis, conformément au décret 2021-571 du 10 mai 2021 et du conseil municipal pour validation.

La rencontre du 10 août a finalement tourné court en raison d’un désaccord sur les retenues pour faits de grève. Ces retenues sont opérées depuis la fin du mois de juin et font l’objet d’un étalement (15 jours non travaillés prélevés par mois). Elles concernent un peu plus de cinquante agents grévistes.

« L’UTC-UGTG a exigé l’arrêt immédiat de ces retenues. J’ai, de mon côté, consenti à la suspension de ces retenues pour le mois de septembre. Elles reprendraient à compter d’octobre, suivant un étalement dont les conditions seraient à discuter. En raison de cette nouvelle divergence, les échanges ont été interrompus », dit encore Hélène Polifonte.

Pour rappel, même si quelques entraves ont pu parfois être constatées aux services techniques, suite au référé introduit par la maire, les bâtiments municipaux sont à nouveau accessibles depuis le 3 juillet pour les 900 agents que compte la collectivité.

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