Guadeloupe. Naïma Moutchou : « Les jeunes peuvent compter sur moi pour continuer à porter leur voix »

Dès son arrivée en Guadeloupe, la ministre des Outre-Mer, Naïma Moutchou, a rencontré les représentants des lycéens, au Rectorat (Dothémare/Les Abymes), mercredi 4 novembre. D’ici la fin du mois, des mesures dédiées à la jeunesse, « priorité de la ministre », seront dévoilées.

Un échange « en toute franchise » avec les lycéens. Parmi les sujets, dont l’eau qui marqueront sa visite de trois jours en Guadeloupe, la ministre des Outre-Mer, Naïma Moutchou a souhaité entendre avant tout la parole des jeunes, mobilisés pour faire entendre leurs revendications. Cette rencontre exceptionnelle fait suite au dialogue initié conjointement par le rectorat et la Région Guadeloupe avec les lycéens pour établir une méthode de travail permettant d’apporter à court terme – pour certains points – des réponses à leurs attentes.

« Pour moi, la jeunesse a toujours été une priorité, indique la ministre des Outre-Mer. J’aurai l’occasion de développer d’ici la fin du mois de novembre, une feuille de route pour la jeunesse sur laquelle je travaille depuis plusieurs mois. Cet échange a permis de revenir dans le détail et en proximité avec les jeunes sur les problématiques qui se posent et que nous connaissons d’ailleurs en partie. Il était important d’entendre les jeunes. Nous avons ensemble abordé les grands défis qui sont les nôtres : nous savons que dans les territoires ultramarins, il y a des questions liées au bâti scolaire : je veux pouvoir y travailler avec la Région. Il y a des sujets liés au transport, à la restauration scolaire, à l’emploi du temps… Le Premier ministre en a parlé il y a quelques jours : mon rôle est de dire comment tout cela est adapté aux territoires, comment ces annonces se concrétisent pour la Guadeloupe et pour les jeunes Guadeloupéens. »

« Des jeunes d’une maturité incroyable »

Naïma Moutchou, ministre des Outre-Mer

Pendant plus d’une heure – marquée par un moment de convivialité mercredi 4 novembre, jour de l’anniversaire de Naïma Moutchou – les élèves ont pu exprimer librement sur leurs attentes, leurs inquiétudes.

« À travers ces échanges, je leur ai redit ma confiance pour le travail extraordinaire qu’ils accomplissent ; j’ai rencontré des jeunes d’une maturité incroyable, qui ont exprimé des difficultés mais aussi leurs ambitions, commente Naïma Moutchou. Ils peuvent compter sur moi pour redire à Paris ce que j’ai entendu en Guadeloupe, pour continuer à porter leur voix et décliner toutes ces mesures. Ma responsabilité, c’est de délivrer des résultats : je veux un calendrier, des chiffres, une liste d’établissements et continuer le travail. »

Un moment dont les représentants des lycéens sont sortis satisfaits.

 « La ministre nous a entendus »

Yannis Selbonne, président du CVL du lycée Yves-Leborgne (Sainte-Anne)
Yannis Selbonne.

« C’était une joie d’apprendre que la ministre venait en Guadeloupe, explique Yannis Selbonne, président du Conseil des délégués pour la vie lycéenne (CVL) du lycée Yves-Leborgne de Sainte-Anne. Entendre la ministre, voir qu’elle est à l’écoute, savoir qu’elle a déjà mis en place énormément de projets, notamment un Cahier de la jeunesse pour améliorer notre vie étudiante en Guadeloupe, c’était merveilleux. »

Une rencontre fructueuse, qui selon Yannis Selbonne, est de nature à apaiser les tensions. « La ministre comprend aussi que la Guadeloupe est un territoire où on se bat énormément : on se lève tôt, on se couche tard, on est confrontés à des problématiques, comme l’eau, le transport… et elle sait que nous sommes un territoire d’excellence, avec énormément de capacités qu’elle veut mettre tout cela en valeur. C’est très réconfortant pour nous. Même s’il reste encore des points à discuter, il faut que nous retournions en cours. Avancer ensemble, cela donne énormément d’espoir. »

Un moment « rare » dont le représentant des lycéens transmettra un compte rendu à ses camarades.

Cécilia Larney

Pour aller plus loin

Recteur de la région académique de Guadeloupe, Gabriele Fioni a rappelé qu’un outil, disponible sur le site du rectorat, a été mis en place pour répertorier les revendications des élèves et indiquer leur état d’avancement chaque semaine.

« La mobilisation est réelle, assure Gabriele Fioni. Je m’engage à apporter des réponses pour tous les aspects qui me concernent. On ne peut pas dire aux lycéens qu’on les a entendus et ne rien faire ! Nous avons déjà commencé à agir : ce sera compliqué pour certains points, mais il faudra changer le logiciel. Je veux faire des choses concrètes : je l’ai promis aux jeunes. »

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