Deux – nouveaux – faits de violence envers des enseignants ont suscité l’émoi de la communauté éducative en début de semaine. Les syndicats de l’Education réagissent.
À peine la classe a-t-elle repris que la violence – inacceptable en milieu scolaire, qui plus est, envers des enseignants -, fait, elle aussi, sa rentrée…
Au lycée Carnot (Pointe-à-Pitre), une enseignante a été blessée au visage, par un projectile lancé en pleine classe, lundi 21 septembre. Le même jour, au collège Rémy-Nainsouta de Saint-Claude, un enseignant a été frappé et mordu par un élève dans l’exercice de ses fonctions.
« Ces faits rappellent une nouvelle fois que les personnels de l’Education peuvent être confrontés dans l’exercice quotidien de leurs missions, à des situations de violence qui ne sauraient être banalisées, insiste le Speg, qui apporte son soutien aux collègues agressés et aux personnels des établissements concernés. L’enjeu n’est pas seulement de réagir lorsque l’agression s’est produite. Il faut aussi agir en amont. Cela suppose notamment des équipes éducatives suffisamment dotées, des personnels de vie scolaire en nombre adapté, une présence renforcée des personnels sociaux, de santé et d’accompagnement, ainsi qu’une prise en charge précoce des situations susceptibles de dégénérer […]. L’Ecole doit rester un espace de respect, de transmission, d’émancipation et de sécurité. »
« Nous attendons plus de soutien de notre hiérarchie »

Pour le syndicat, la sécurité n’est pas négociable : « Enseigner, éduquer, accompagner, encadrer sont nos missions. L’insulte, la menace ou l’agression ne font pas partie de nos métiers. La sécurité des personnels comme celle des élèves doit demeurer une priorité absolue. »
La section syndicale Snes du collège Rémy-Nainsouta, qui est resté fermé, ce mercredi 23 septembre, rappelle « qu’aucun personnel ne doit craindre d’être menacé ou violenté dans l’exercice de ses fonctions. Cette agression n’est pas un cas isolé. L’ensemble de la communauté scolaire est profondément choqué, mais malheureusement pas étonné. Cette agression vient s’ajouter à la longue liste des violences auxquelles les personnels des établissements scolaires sont exposés. En juin, notre syndicat rappelait que les personnels sont épuisés et souffrent des conditions dans lesquelles ils exercent leurs missions. […] Nous attendons plus de soutien de notre hiérarchie et un accompagnement des parents pour confirmer nos décisions en lien avec le règlement intérieur. Nous devons réapprendre le vivre ensemble pour retrouver un climat scolaire paisible et pour travailler dans des conditions normales. »


























