Guyane. Chikungunya : la circulation du virus, toujours active sur le territoire

Dans le secteur des Savanes, les passages aux Urgences du Centre hospitalier de Kourou sont en hausse depuis plusieurs semaines.

Depuis fin janvier, 1 779 cas de chikungunya ont été biologiquement confirmés en Guyane. La circulation du virus est active sur le territoire :

Littoral Ouest : le nombre de passages aux urgences du Centre hospitalier de l’Ouest guyanais pour suspicion de chikungunya était en diminution, à un niveau faible. La circulation du virus a fortement ralenti au cours de ces dernières semaines. Ce secteur est actuellement en épidémie. Si la tendance se confirme au cours des prochaines semaines, notamment dans le contexte de la rentrée scolaire et de reprise du travail, l’épidémie sera terminée dans ce secteur.

Savanes : le nombre de passages aux urgences du Centre hospitalier de Kourou pour suspicion de chikungunya est en hausse depuis plusieurs semaines. L’épidémie se poursuit dans ce secteur.

Ile de Cayenne : le nombre de cas confirmés était stable, 6 foyers actifs étaient en cours de suivi, répartis sur deux communes du secteur. L’Ile de Cayenne est en phase de foyers épidémiques.

Maroni : aucun nouveau cas n’a été biologiquement confirmé dans ce secteur, qui est en phase de transmission sporadique.

Intérieur, Intérieur Est et Oyapock : aucun nouveau cas n’a été biologiquement confirmé. Ces secteurs sont en phase de veille épidémiologique.

Plus de 300 hospitalisations

Les secteurs du Littoral Ouest et des Savanes sont en épidémie, l’Ile de Cayenne est en phase de foyers épidémiques, le secteur du Maroni est en phase de transmission sporadique et les secteurs de l’Intérieur, de l’Intérieur Est et de l’Oyapock sont en veille épidémiologique.

Depuis le début de l’année, 325 cas probables ou confirmés de chikungunya ont été hospitalisés, dont 224 au Centre hospitalier de l’Ouest guyanais, 78 au Centre hospitalier de Kourou et 23 au Centre hospitalier de Cayenne.

L’âge médian des cas hospitalisés était de 27 ans et 11 % étaient âgés de moins de 3 ans. Le sex-ratio H/F était de 0,7 et la durée médiane de séjour de 2,0 jours.

Selon un premier classement provisoire, 79 % des cas hospitalisés ont présenté une forme commune du chikungunya, 12 % une forme inhabituelle et 9 % une forme sévère. Des proportions à interpréter « avec prudence », précise Santé publique France.

Par ailleurs, 178 cas (55 %) présentaient des facteurs de risque et/ou des comorbidités, dont les principaux étaient l’hypertension artérielle, la grossesse, le diabète et l’atteinte respiratoire. Trois cas de transmission materno-néonatale ont été enregistrés : un a été classé comme forme non-sévère, un comme forme sévère et le dernier est en cours de classification.

Depuis le début de la surveillance, 3 décès chez des patients biologiquement confirmés de chikungunya ont été enregistrés : pour 2 d’entre eux, la cause de ces décès n’était pas l’infection par le chikungunya et pour 1, la cause du décès était indirectement liée au chikungunya.

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