L’IRM mis à jour au CHU de Guyane – site de Kourou devrait permettre d’augmenter le rythme des examens : de 20 à 21 IRM par jour à 24 ou 25 avec l’équipement de nouvelle génération.
Le CHU de Guyane – site de Kourou a réalisé 3 500 IRM (Imagerie par résonance magnétique), en 2025 ; la barre des 4 000 devrait être atteinte cette année, malgré une interruption de l’activité pendant trois semaines pour la mise à jour de la machine. Le CHU de Guyane – site de Kourou fournit indéniablement un service à la population des Savanes, mais également à celle de l’Île-de-Cayenne, où les délais pour un rendez-vous sont souvent plus longs.
L’établissement a inauguré son équipement de nouvelle génération, après la mise à jour de l’ensemble des éléments électroniques en conservant l’aimant de l’appareil déjà opérationnel au sein de l’hôpital. Cette actualisation évite de gaspiller de l’hélium, réduit les contraintes logistiques et de transport, avec une consommation d’énergie moindre, pour un investissement total d’environ 500 000 euros.
Diagnostic améliorée, moins d’anxiété pour les patients

L’appareil nouvelle génération devrait aussi permettre d’augmenter le rythme des examens : de 20 à 21 IRM par jour à 24 ou 25 désormais.
Chef de service d’imagerie médicale, le Dr Mamadou Cissé se réjouit également de l’amélioration de la qualité de l’image, notamment grâce à un module d’Intelligence Artificielle : « La qualité du diagnostic s’en trouve améliorée, confirme-t-il. C’est aussi un gain de temps pour nous. L’appareil apporte davantage de confort pour le personnel et les patients. »
Pour les patients ont noté une « évolution spectaculaire avec l’installation d’une ambiance visuelle et sonore dans la salle d’IRM. » Pendant les 10 à 30 minutes que dure l’examen, il est immergé dans une ambiance de forêt luxuriante, de cascade, de jardin… ou de dessin animé pour les plus jeunes. L’hôpital a même la possibilité de charger ses propres vidéos. Selon Olivier Bourjac, responsable de l’ingénierie biomédicale, Kourou est « le premier établissement des Antilles-Guyane à en être équipé. »
Un dispositif qui contribue à réduire l’anxiété de certains patients : « Chaque semaine, nous en avons deux ou trois pour lesquels nous n’arrivons pas à réaliser l’examen, témoigne Vincent L’Hostis, cadre d’imagerie médicale. En arrivant devant la machine, ils sont pris d’anxiété ou de claustrophobie. C’est une perte de chance pour le patient et une perte de créneau pour nous. Au cours des deux premières semaines d’utilisation de ce dispositif, nous avons reçu des patients anxieux avec qui, sans cette évolution, nous n’aurions pas réussi à faire l’examen. »
























