La Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) soumettra, lors de la prochaine Assemblée plénière, la décision d’engager “une action contentieuse” pour “contester la légalité et la régularité du système de fixation des prix des carburants en Guyane.”
Publié en septembre 2024, le rapport de l’Inspection Générale de l’Administration et de l’Inspection Générale des Finances (IGA-IGF) sur la régulation du prix des carburants et du gaz dans les Départements Français d’Amérique soulignait “les surcoûts générés par le système actuel d’approvisionnement.” Suite à ce rapport, des échanges avaient été engagés par la Collectivité Territoriale de Guyane avec le gouvernement, et notamment avec l’ancien ministre de l’Outre-mer, Manuel Valls. Il s’était montré “favorable” à une révision du cadre réglementaire encadrant la fixation des prix.
Un dialogue, interrompu sans aboutir aux avancées attendues. La Collectivité Territoriale de Guyane a décidé de recourir à la voie juridique en contestant, auprès du tribunal administratif de Cayenne, le cadre de fixation des prix, qu’elle juge générateur de surcoût et inéquitable pour la Guyane.
En quête de nouvelles sources d’approvisionnement
Parallèlement à l’action contentieuse enclenchée, la Collectivité Territoriale recherche “activement de nouvelles sources d’approvisionnement en carburant pour la Guyane.” Une étude est actuellement en cours, “afin de diversifier les circuits et de réduire structurellement le coût de l’énergie sur notre territoire.”
Par ailleurs, la Collectivité Territoriale de Guyane a également saisi le Conseil Économique, Social, Environnemental, de la Culture et de l’Éducation de Guyane (CESECEG) d’une mission d’expertise et de consolidation des travaux en matière de lutte contre la vie chère en Guyane. Des auditions sont d’ores et déjà programmées au cours du mois de juin.
























