Le préfet de la région Guadeloupe a appris la disparition de Claude Kiavué des suites d’une longue maladie. Il lui rend ici hommage.
« C’est là un acteur incontournable de la vie culturelle guadeloupéenne qui disparaît.
Titulaire d’un doctorat d’économie politique de l’Université de Paris X-Nanterre, Claude Kiavué a très vite choisi la culture par conviction et a d’abord exercé dans l’Hexagone, comme directeur de structures culturelles et de festivals.
Au cours de la décennie 1980, il est nommé chef de projet pour la mission Fêtes et forts de l’association d’architectes-urbanistes Banlieues 89, fondée par Roland Castro et Michel Cantal-Dupart et missionnée par l’État français pour déployer une politique de patrimonialisation urbaine dans les forts de la région.
Pionnier, il lance la première coupe inter-cités de smurf et de breakdance, deux danses urbaines en pleine expansion. La première battle est organisée au fort d’Aubervilliers sous la houlette de Claude Kiavué et lance ainsi le tout premier festival de hip-hop français.
En Île-de-France, il a notamment dirigé le festival antillais de Saint-Denis et le festival Caraïbe de la SeineSaint-Denis.
De retour en Guadeloupe, il a été l’administrateur du centre d’action culturelle de la Guadeloupe pendant quatre ans, avant d’être nommé directeur du centre des arts et de la culture de Pointe-à-Pitre pendant dix ans.
À la suite de cette décennie de direction de l’un des plus importants centres des arts de la Caraïbe française, il a également dirigé le palais des sports du Gosier.
Infatigable ambassadeur de la culture, il a présidé pendant près de vingt ans le collectif des espaces de diffusion artistique et culturelle (Cedac), un réseau qui rassemble les principales salles de diffusion de Guadeloupe.
Enfin, il a créé l’association Guadeloupe Electronik Groove, qu’il préside depuis 2017, qui vise à la promotion des musiques électroniques en multipliant les rencontres artistiques avec la musique traditionnelle de la Guadeloupe.
La direction des affaires culturelles de Guadeloupe tient à souligner la mémoire de ce défenseur engagé des cultures urbaines et de la culture guadeloupéenne et de ses expressions les plus contemporaines, et à rendre hommage à son action fédératrice pour les principaux acteurs culturels guadeloupéens. »






















