S’il affirme qu’il n’appartient pas aux USA de décider de qui se présente aux élections en Haïti, le chargé d’affaires Henry T. Wooster a cependant confié qu’il n’aimerait pas voir des sanctionnés des USA dans la course, tout en établissant la différence entre sanction et condamnation prononcée.
« Nous n’aimerions probablement pas cela. Toutefois, permettez‑moi d’être parfaitement clair : les sanctions relèvent d’un domaine, et une condamnation prononcée par un tribunal en relève d’un autre. Ce n’est pas la même chose », a confié le chargé d’affaires Henry T. Wooster, en interview avec Le Nouvelliste, mercredi 17 juin 2026.
« Les décisions concernant les personnes qui se présentent aux élections en Haïti ne relèvent pas du gouvernement des États-Unis. Ni de cette ambassade, ni de Washington. C’est une question qui appartient aux autorités haïtiennes et aux électeurs haïtiens », a indiqué Wooster qui dit encourager « une réflexion sérieuse » sur la question.
« Je sais que l’un des éléments qui a suscité beaucoup d’attention — y compris dans la presse — est la question des sanctions. Là encore, ce sont des sujets qui relèvent des autorités haïtiennes et des électeurs. Nous savons que les électeurs haïtiens trouveront une réponse appropriée », a dit le diplomate.
« Encore une fois, ce n’est pas à nous d’en décider. Notre intérêt, notre enjeu dans ces élections, c’est de savoir si elles permettront de renforcer la stabilité. Voilà l’intérêt des États‑Unis », a expliqué Henry T. Wooster.

























