Mercredi 15 juillet, le SPIP de Fort-de-France a été le théâtre d’une attaque d’une rare violence. Un individu, placé sous main de justice, s’est présenté au service muni d’une arme blanche (un hachoir de boucher), avec la volonté assumée de « tuer des gens » comme il le répète dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, peu avant son passage à l’acte.
« Il s’agit d’une attaque préméditée, d’une tentative d’assassinat envers des agents de la République », dénonce le syndicat FO Justice.
Il poursuit : « Par miracle, aucun mort n’est à déplorer mais certains collègues ont été blessés aux yeux à cause de bris de verre et d’autres ont des ecchymoses sur les bras. Mais, au-delà de la mise en danger de la vie des agents présents sur site, au-delà du traumatisme psychologique, cet événement laisse derrière lui des locaux dévastés par le forcené.
Les box d’entretien sont désormais inutilisables, amputant davantage la capacité d’accueil et de travail d’un service déjà vulnérable. En effet, plusieurs des agents qui y sont affectés n’avaient eu de cesse d’alerter sur les failles de sécurité à l’entrée du SPIP et l’absence de caméras de surveillance.
FO Justice tient à saluer le courage exemplaire et le sang-froid exceptionnel des CPIP et des ASE. Ce sont ces derniers qui, par leur réactivité immédiate et leurs actions coordonnées, sont parvenus à isoler l’individu dans un espace sécurisé par des moyens de fortune (photocopieuse) dans l’attente d’une intervention policière.
Ce n’est que grâce à leur courage que le drame a pu être évité ! »
FO Justice : « Nous ne pouvons plus accepter d’exercer nos missions dans ces conditions d’insécurité et de vétusté. Les alertes et les revendications portées par FO Justice ne semblent pas suffisamment entendues, alors que les faits nous donnent toujours raison… »
FO Justice demande, par voie de communiqué :
Un état des lieux exhaustif et immédiat sur l’état de vétusté, de sécurité et d’accessibilité des locaux dans tous les SPIP de Métropole et d’Outre-Mer (MF et MO).
Un engagement budgétaire ferme et rapide pour la mise aux normes des locaux en matière d’hygiène et de sécurité, sans omettre l’accessibilité.
Une reconnaissance pleine et entière du danger permanent auquel les personnels sont exposés, en élaborant des conventions claires et harmonisées avec les forces de sécurité intérieure en cas d’incident en Milieu Ouvert. Cette nécessité figure pourtant, à notre demande, dans le PNLV (Plan de Lutte contre les Violences) depuis plusieurs années.























