Martinique. Décès de José Blézès : l’hommage émouvant de Serge Letchimy

José Blézès n’est plus. Serge Letchimy a réagi à la disparition de l’entraîneur, président de l’USC Citron, élu, responsable engagé auprès de la jeunesse.

« J’ai perdu un ami. J’ai perdu un frère. J’ai perdu un membre de ma famille de cœur.

Il y a des départs qui ne ressemblent pas aux autres, parce qu’ils emportent avec eux une part de notre histoire, de nos souvenirs, de nos repères. José Blézès faisait partie de ces hommes que l’on ne croise pas par hasard et que l’on n’oublie jamais.

Je le portais dans mon cœur avec une affection sincère, profonde, fraternelle. Derrière la figure connue du handball martiniquais, derrière l’entraîneur, le président de l’USC Citron, l’élu, le responsable engagé auprès de la jeunesse, il y avait surtout un homme. Un homme vrai. Un homme entier. Un homme de parole, de combat, de transmission et de cœur.

José a consacré sa vie à construire, à encadrer, à soutenir, à faire grandir les autres. Il a donné au sport martiniquais une part immense de lui-même. Il a porté l’USC Citron avec passion, avec fierté, avec cette fidélité indestructible à son club, à son quartier, à ses valeurs.

Mais aujourd’hui, au-delà du dirigeant respecté, au-delà du pilier du handball, c’est l’ami que je pleure. C’est le frère que je salue. C’est l’homme que j’aimais profondément que je vois partir avec une douleur immense.

José avait cette présence rare qui marque les vies. Il savait transmettre la force, la discipline, le courage, la dignité. Il savait croire en la jeunesse, même quand d’autres avaient cessé d’y croire. Il savait se battre pour les siens, pour son club, pour son quartier, pour la Martinique.

Sa disparition laisse un vide immense. Un vide dans le sport martiniquais. Un vide à l’USC Citron. Un vide à Fort-de-France. Et un vide dans mon cœur.

À sa famille, à ses proches, aux membres de l’USC Citron, à tous ceux qui l’ont aimé, accompagné et respecté, j’adresse mes pensées les plus sincères et les plus fraternelles.

On dit que le vrai tombeau des morts se trouve dans le cœur des vivants. Alors José, mon frère, tu ne reposeras jamais dans l’oubli. Tu reposeras dans nos mémoires, dans nos gestes, dans nos combats, dans chaque jeune que tu auras aidé à grandir, dans chaque vie que tu auras touchée, et dans ce lien fraternel que même la mort ne pourra jamais effacer.

Aujourd’hui, ce n’est pas un adieu que je t’adresse. C’est une part de mon cœur que je te confie pour ton dernier voyage.

Les hommes comme toi ne disparaissent pas vraiment. Ils deviennent une lumière discrète qui continue de guider ceux qu’ils ont aimés, une empreinte que le temps ne parvient jamais à effacer.

Va en paix, mon frère. Ici, ton nom continuera de vivre, aussi longtemps qu’il restera des cœurs pour se souvenir de toi. »

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