Sandra Casanova porte la voix de la Martinique aux Assises de l’économie circulaire dans les Outre-mer au Sénat.
Sandra Casanova, présidente de la Commission Stratégies logistiques du territoire de la Collectivité Territoriale de Martinique, est intervenue le 1er juin au Sénat à l’occasion des premières Assises de l’économie circulaire dans les Outre-mer, organisées à l’initiative de l’Institut National de l’Économie Circulaire (INEC).
Invitée à participer à la table ronde consacrée à la réussite des projets circulaires dans les territoires ultramarins, elle a défendu une conviction forte : « L’économie circulaire n’est pas une politique des déchets. C’est une politique de la ressource et de l’intelligence des flux. »
S’appuyant sur la Stratégie Territoriale d’Économie Circulaire (STEC), Sandra Casanova a souligné l’importance de mieux connaître les flux de matières pour mieux les valoriser et favoriser le développement d’une économie plus résiliente et moins dépendante des importations : « On ne peut pas circulariser ce que l’on ne connaît pas. On ne pilote pas ce que l’on ne mesure pas ».
Elle a également mis en avant le rôle déterminant de la logistique circulaire dans la réussite des projets d’économie circulaire, rappelant que la collecte, le réemploi, la réparation, le recyclage et la valorisation des matières nécessitent une organisation efficace des flux sur l’ensemble du territoire.
La consigne en verre, développée avec l’ADEME et CITEO, illustre cette approche fondée sur la logistique retour. Sandra Casanova a par ailleurs cité plusieurs initiatives déjà engagées en Martinique, telles que la Ressourcerie Pro ou encore les actions de réemploi textile menées par l’association D’Antilles et d’Ailleurs.
En tant que vice-présidente du Comité spécial Transport de l’Association des États de la Caraïbe (AEC), elle a enfin plaidé pour le développement de véritables boucles régionales de circularité à l’échelle de la Grande Caraïbe et a souligné que « le changement d’échelle passera par la construction de coopérations régionales capables de créer davantage de valeur à partir des ressources déjà présentes sur nos territoires ».
Autant d’initiatives qui confirment que l’économie circulaire constitue, pour les Outre-mer, un levier majeur de résilience, de souveraineté économique et d’innovation, capable de transformer les contraintes de l’insularité en opportunités de développement.






















