Et si la liberté des femmes commençait aussi par la possibilité de se déplacer ?
Faire ses courses, aller travailler, déposer ses enfants à l’école ou simplement rentrer chez soi : sans solution de transport, le quotidien peut vite devenir compliqué.
À la difficulté de se déplacer s’ajoute un véritable enjeu de sécurité. Faire du covoiturage avec un homme inconnu peut exposer une femme à des comportements déplacés, du harcèlement ou une agression.
Partager des trajets en sécurité
Le covoiturage 100 % femmes vise à réduire ces risques en permettant aux femmes de partager leurs trajets entre elles, dans un cadre plus sécurisé.
C’est à partir de cette réalité qu’Orissa a créé un réseau de covoiturage 100 % femmes, fondé sur l’entraide, la sécurité et la solidarité. Bien plus qu’un simple groupe WhatsApp, le dispositif fonctionne comme un véritable réseau d’entraide entre femmes, accessible 24h/24 et 7j/7, avec une organisation structurée, des mises en relation et un accompagnement des membres.
De nombreuses femmes ont déjà pu, grâce au réseau, se rendre au travail, à un rendez-vous médical, accompagner leurs enfants ou trouver une solution lorsqu’elles n’en avaient aucune.
En Martinique, la grève des bus a notamment mis en lumière toute la force du réseau : de nombreuses femmes se sont mobilisées pour proposer ou rechercher des solutions de transport, créant un véritable élan de solidarité, y compris au-delà des groupes WhatsApp.
Lancé il y a trois ans en Martinique, le réseau réunit aujourd’hui plus de 1 000 femmes au sein de deux groupes WhatsApp. L’initiative se développe également en Guadeloupe et en Guyane.
Se déplacer, c’est pouvoir choisir
Pouvoir se déplacer, c’est pouvoir travailler, se former, tenir ses rendez-vous, participer à la vie sociale et saisir des opportunités. C’est aussi gagner en autonomie et continuer à prendre pleinement part à la vie locale et économique.
Derrière un trajet, il y a souvent bien plus qu’un déplacement : un emploi préservé, un rendez-vous médical honoré, un enfant accompagné ou simplement la possibilité de ne pas renoncer.
Comme le dit Orissa, « le covoiturage ne concerne pas uniquement les personnes qui n’ont pas de voiture, c’est l’affaire de tous. » Celles qui ont un véhicule peuvent proposer un trajet ; celles qui en ont besoin peuvent faire une demande. Une participation aux frais de déplacement peut être convenue entre elles.
Faire grandir le mouvement
L’objectif est clair : faire du covoiturage entre femmes un réflexe durable, intégré au quotidien, et pas seulement une solution ponctuelle lorsque les transports deviennent difficiles ou insuffisants.
L’ambition est désormais de faire grandir ce réseau 100 % femmes en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane et de fédérer toujours plus de femmes autour de l’entraide, de la sécurité et de la mobilité.
Pour rejoindre le réseau : Instagram : @covoiturage_entre_femmes – Accès aux groupes WhatsApp via la messagerie de la page.
























