Que dit M. Chalus ? « Si certains partenaires tentent de projeter l’image d’une unité de vue, j’ai tenu à lever toute ambiguïté : il n’existe pour l’heure, aucun consensus sur l’évolution du statut et des institutions de la Guadeloupe. »
Le président de Région, Ary Chalus, par voie de communiqué, dénonce « une précipitation risquée et un consensus de façade », après la rencontre entre Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, Guy Losbar, président du Conseil départemental, et Marie-Luce Penchard, vice-présidente de la Région autour des discussions sur une évolution institutionnelle.
Où était Ary Chalus ? C’est lui qui confirme : « Lundi 9 février, j’ai pris part par visioconférence à la deuxième séance de travail sur l’évolution institutionnelle à Paris, répondant à l’invitation de la ministre des Outre-mers. Marie-Luce Penchard, 2e vice-présidente a participé en présentiel à cette réunion qui a fait suite aux premiers échanges du 19 décembre dernier. »
Ecoutons M. Chalus ? « Si certains partenaires tentent de projeter l’image d’une unité de vue, j’ai tenu à lever toute ambiguïté : il n’existe pour l’heure, aucun consensus sur l’évolution du statut et des institutions de la Guadeloupe. »
Il poursuit : « Je dénonce une méthode qui tend à occulter les difficultés et incertitudes décelées dans le projet d’évolution issu des résolutions adoptées le 17 juin dernier, pour accélérer le calendrier institutionnel. Le débat doit impérativement rester ancré dans les réalités de notre archipel en proie à de lourds problèmes de sécurité et de modernisation de nos réseaux d’eau potable et d’assainissement.
Je déplore fermement l’absence de dialogue véritable avec les forces vives du territoire. »
Ary Chalus est partisans d’une méthode au long terme.
« L’avenir de la Guadeloupe, dit-il, ne peut se construire dans l’urgence, sans chiffrage précis des ressources fiscales et sans visibilité sur les transferts de charges, nous ne pouvons accepter de naviguer à vue. »
« Tout en saluant le travail initial de la Commission ad hoc, je réaffirme mes trois exigences :
- Une concertation inclusive : la reprise immédiate d’un véritable dialogue avec tous les acteurs socioéconomiques.
- La transparence sur l’impact réel des évolutions pressenties : l’obtention de simulations précises sur les transferts de compétences pour éviter tout désengagement financier de l’État.
- Un calendrier et un rythme qui respectent le temps de l’adhésion citoyenne au projet.
Le président de Région Ary Chalus, enfin, « réitère son engagement pour une évolution institutionnelle s’inscrivant dans les réalités de la société guadeloupéenne dans son ensemble et garantissant une amélioration durable des politiques publiques. Il s’opposera à toute réforme descendante et précipitée qui menacerait l’équilibre, l’avenir et la sécurité de notre archipel. »
Il est à noter que questionnée ce mardi matin lors des questions au gouvernement par Dominique Théophile au Sénat, Naïma Moutchou a confirmé le consensus de vue entre les élus de Guadeloupe et le gouvernement : https://www.karibinfo.com/news/guadeloupe-politique-il-y-a-une-volonte-commune-davancer-vers-une-evolution-institutionnelle-de-votre-territoire-a-dit-naima-moutchou/
Sans doute n’a-t-elle pas vu et entendu Ary Chalus en visioconférence !

























