Le Service statistique ministériel de sécurité intérieure (SSMSI) publie pour la première fois une étude portant sur l’ensemble des délits de refus de contrôle routier.
Ce nouveau champ d’analyse, plus large que celui retenu jusqu’a présent, englobe les refus d’obtempérer routiers, mais également les refus de se soumettre aux contrôles d’alcoolémie, stupéfiants, ainsi que d’autres formes de refus de contrôle routier.
Ces derniers n’étaient jusqu’alors pas intégrés au suivi statistique réalisé dans le cadre historique de l’Etat 4001.
En 2025, les forces de sécurité intérieure ont enregistré 36 900 délits de refus de contrôle routier dont 28 200 refus d’obtempérer routiers. Le nombre total de ces infractions a augmenté de 9 % en un an, sous l’effet principalement de la hausse des refus d’obtempérer routiers (+10 %), en particulier dans leur forme aggravée (+l0 %).
Cette progression est nettement supérieure à celle observée en moyenne chaque année entre 2026 et 2025 (+2 %). Elle pourrait notamment s’expliquer par l’intensification des contrôles routiers, ciblant des Infractions connexes, comme le délit de défaut de permis de conduire ou d’assurance.
Rapportés à la population, les délits de refus de contrôles routiers représentant 5,1% pour 10 000 habitants à l’échelle nationale. Présents sur l’ensemble du territoire, ils sont toutefois plus fréquents dans certains départements, notamment en Guadeloupe et en Martinique.
Ils sont également davantage constates dans les communes urbaines — et en particulier dans les centres urbains intermediaires — que dans les communes rurales.
Sur le seul périmètre de la police nationale, qui enregistre pres de la moitié de ces délits, les auteurs sont majoritairement des hommes de moins de 30 ans. Des différences apparaissent toutefois selon le type d’infraction : les délits de refus d’obtempérer routiers concernent une population sensiblement plus jeunes que les autres formes de refus de contrôles routiers, notamment les refus de contrôle d’alcoolémie.
Enfin, ces infractions sont le plus souvent relevées entre 15 heures et 3 heures du matin, avec un pic observé entre 23 heures et 1 heures.

























