Voile. Route du Rhum – Destination Guadeloupe : Tom Laperche, prince des océans

SVR-Lazartigue a franchi la ligne d’arrivée de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe dimanche à 22 h 31.

Tom Laperche a réalisé un incroyable sans-faute en prenant les commandes de la course au cap Fréhel et en les conservant jusqu’au bout. Il a bouclé la course en 6 jours, 13 heures et 27 minutes et 40 secondes, s’offrant ainsi le record du plus prestigieux des sprints océaniques.

Il est le troisième skipper de moins de 30 ans à remporter la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, après Laurent Bourgnon (28 ans en 1994) et Marc Pajot (29 ans en 1982).

Tom Laperche améliore le record établi en 2022 par Charles Caudrelier (Gitana 17) de 06h 19 minutes 45 secondes

Sur les 3 542 milles théoriques du parcours entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre, Tom Laperche n’a laissé aucune chance à ses poursuivants. Sur un trimaran arrivé à maturité qu’il connaît sur le bout des doigts, il a été rapide dans toutes les conditions, agile dans les transitions, incisif et autoritaire dès le début de la course. Quand la confiance s’ajoute au talent et au travail, c’est imparable.

Tom Laperche, prince des océans

L’incroyable ascension. À 29 ans, Tom Laperche (SVR-Lazartigue) s’est hissé sur le toit de la course au large et ça sonne presque comme une évidence. Un grand-père marin, un père chirurgien-dentiste qui a déjà fait la Route du Rhum en amateur, des amis de la famille qui s’appellent Bourgnon ou Coville…

Tom a rapidement pris goût à la mer, ayant même la chance de naviguer à 8 ans à bord de l’Orma de Thomas Coville. La voile, il la pratique comme il aborde l’école : « Tom a toujours été très appliqué dans tout ce qu’il fait », confie son père Philippe.

« C’est toute mon histoire depuis mon enfance à la Trinité-sur-Mer. J’ai toujours vu des images incroyables d’arrivées ici, de grands champions depuis des décennies. Mon rêve, c’était d’abord de naviguer un jour sur ces bateaux, peut-être d’en faire du solitaire et pourquoi pas de courir la Route du Rhum. Alors la gagner à la barre du plus beau des bateaux de l’édition 2026, ça me rend très, très heureux », a confié Tom Laperche.

Sa course ?
« C’est vrai que c’était une météo un peu particulière. Il n’y avait pas d’alizé, ce qui nous a obligé à prendre des routes assez nord. J’en ai discuté rapidement par messages avec Charles Caudrelier qui disait que ce n’était pas une édition facile. C’est sûr qu’on a eu beaucoup de changements de voile, de transitions, d’ajustements et des manœuvres très longues. Il faut dépenser beaucoup d’énergie et tout le temps se remobiliser. J’ai adoré être dans cette difficulté, dans le dépassement de soi, repousser des limites qu’on ne soupçonne pas… Et je suis très heureux d’avoir gravi chaque petit palier sans trop penser à la victoire. »

Appliqué et talentueux aussi, au point de s’offrir la Solitaire du Figaro en 2022 à 25 ans. La suite s’écrit avec SVR-Lazartigue, au côté de François Gabart puis de Franck Cammas notamment.

Il y aura des moments durs (l’abandon sur l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest en 2024) et des moments de joie intense dont cette incroyable Route du Rhum – Destination Guadeloupe.

Une ambiance de folie

Au fil des années, l’aura des skippers de la FRoute du Rhum – Destination Guadeloupe ne se dément pas.

L’accueil fait à Tom Laperche, même si la jauge des suiveurs sur l’eau a été réduite pour des raisons de sécurité, est toujours aussi enthousiaste.

Sur la village, resté ouvert tard, on attendait le vainqueur de l’édition avec impatience. A l’arrivée, l’acclamation n’a rien eu à envier aux précédentes.

Il faut, maintenant, que l’accueil des suivants soit aussi fervente. Pour le sport.

IL A DIT
« Je savais que ça ne serait pas facile. Il n’y a pas de grand vainqueur de la Route du Rhum qui y parvient en ayant les mains dans les poches. Mais j’ai adoré, j’ai retrouvé tout ce que je voulais trouver sur ce trimaran SVR Lazartigue : la pleine vitesse et la sensation que tout se déroule de manière assez fluide et assez incroyable. À chaque risée, à chaque changement de voile, j’étais en fusion complète avec le bateau. J’avais envie que ce bateau, il vole et qu’il aille le plus vite possible. A certains moments, il ne demande que ça et ça fait plaisir d’essayer d’être au même niveau que lui. J’étais en état de grâce. Dans ma vie, j’ai eu deux, trois moment où tout s’est bien déroulé et où rien ne pouvait m’arriver : sur la Solitaire du Figaro (2022) et au début de l’Arkéa Ultim Challenge Brest (2024). »

Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp
Email

Actualité

Politique

Economie

CULTURE

LES BONS PLANS​

KARIB'Archives

Rechercher un article par mot clé dans nos archives à partir de 2020

DERNIERES INFOS

LE TOP KARIB'INFO