Femme d’ici 2026, Ophély Mézino assistera à deux projections du documentaire, Elle n’entend pas la moto, lundi 9 et mardi 10 mars, à l’occasion du festival Femmes d’ici & cinéma de Cinéstar.
La Guadeloupe n’est pas près d’oublier la flamboyante prestation d’Ophély Mézino et sa performance mémorable – la 12e place – à l’élection de Miss Univers 2025. Successivement élue Miss Guadeloupe 2018, 1e dauphine de Miss France, 1e dauphine de Miss Monde 2019, 1e dauphine de Miss Monde Europe 2019, Miss Univers Guadeloupe 2025, Ophély Mézino a su refermer la séquence des concours de beauté avec emphase !
« Contrairement au Preliminary Show qui a été très sportif, j’ai eu quelques couacs, j’étais malade, le jour J, pour la finale, j’ai vraiment vécu un moment suspendu dans le temps, confie Ophély Mézino. J’avais totalement conscience, que je gagne ou pas cette élection, que c’était la dernière fois que je montais sur scène pour un concours de beauté. Je voulais absolument profiter de ce moment. Il y a de telles doses de stress, d’anxiété, qu’on a souvent des trous noirs après l’élection. Je ne voulais absolument pas oublier. Je me suis dit qu’il fallait que je regarde tout ce qu’il y avait autour de moi. Il fallait que j’imprime ce souvenir dans ma mémoire. »
Mission accomplie ! Quelques mois après sa prestation du 21 novembre 2025 en Thaïlande, Ophély se repasse le film de l’élection. « Je me souviens du moindre pas que j’ai fait sur scène. J’avais l’impression de voler sur scène, après des mois de travail acharné. J’étais tellement portée par la Guadeloupe, qu’à chaque pas, je me disais : enfin, on est visibles, enfin, on est représentés ! Je ne me suis jamais sentie aussi bien ! J’avais l’impression d’être un petit oiseau, ce jour-là ! Il n’y avait pas d’obstacles, j’étais très sereine, très heureuse, même si les coulisses sont toujours plus difficiles. J’ai vraiment vécu le jour J, comme une bénédiction. »
Trois défilés à la saison Haute Couture de Paris
Après s’être remise d’une exigeante préparation physique et mentale, Ophély Mézino a repris ses activités avec une belle récompense : sa participation au défilé Haute Couture de Paris. Un événement qui manquait à sa To Do List !
« La chute d’adrénaline après 6 mois de concentration rend toujours l’après-concours de beauté très, très difficile quand tout s’arrête d’un coup. Là aussi, il faut être très entourée pour ne pas faire un burn-out ou finir en dépression. J’ai repris le mannequinat et j’ai eu la chance de faire ma première saison Haute Couture à Paris. C’est un très grand honneur pour moi. La Haute Couture parisienne, c’est le milieu le plus restreint qu’on peut espérer intégrer en tant que mannequin. J’ai pu y faire 3 défilés officiels et j’en suis très heureuse ! »
À 26 ans, la jeune femme, diplômée de EDHEC Business School, mannequin, créatrice de contenus, a des projets plein la tête et envie de se challenger dans d’autres domaines.


Initiation à la langue des signes française
« Aujourd’hui, une autre dimension s’ouvre à moi. Je veux continuer à évoluer en restant alignée avec mes valeurs. Il est important que je lance mes projets, que je continue dans mes secteurs habituels : mannequinat, influence, création de contenus, prise de parole, et toujours être l’ambassadrice de la Guadeloupe partout où je vais ! Je voudrais intervenir plus dans les écoles, lors de conférences, j’adorerais aussi faire du cinéma, raconter mon histoire dans un livre ! »
Enfant CODA – entendante, née de parent sourd -, Ophély Mézino n’oublie pas d’où elle vient ! Avec sa mère, elle a créé la plateforme digitale, Un mot, un signe pour l’initiation à la langue des signes française.
Femme d’ici 2026, Ophély Mézino assistera à une projection du documentaire, Elle entend pas la moto, réalisé par Dominique Fischbach, lundi 9 et mardi 10 mars, à l’occasion du festival Femmes d’ici & cinéma de Cinéstar (Les Abymes).
Cécilia Larney
Pour aller plus loin
Le documentaire de Dominique Fischbach, Elle entend pas la moto est à l’affiche d’une séance grand public (lundi 9 mars à 19 heures) et scolaire (mardi 10 mars, à 9 heures) en présence d’Ophély Mézino, à Cinéstar (Les Abymes).
À la veille d’une célébration familiale, Manon, jeune femme sourde et lumineuse, rejoint ses parents en Haute-Savoie. Dans la beauté des paysages alpestres, l’histoire du clan se redéploie entre archives familiales et images filmées par la réalisatrice depuis 25 ans. Le film trace un chemin d’épreuve et de résilience. La parole émerge enfin, là où le silence a longtemps régné.
Lancée, dimanche 8 mars avec le documentaire Sœurs en destin : Angela Davis et Gerty Archimède, de Pascal Archimède et Dimitry Zandronis, la 8e édition du festival Femmes d’ici & Cinéma est programmée à Cinéstar (Dothémare, Les Abymes), jusqu’au 12 mars.
Pour en savoir plus : cinestarguadeloupe@caribbeancinemas.com























