Plusieurs centaines de personnes ont participé à une manifestation populaire dans la commune des Verrettes, dans l’après-midi du jeudi 4 juin, contre l’insécurité chronique qui paralyse toutes les activités de la région.
A l’initiative des Citoyens engagés des Verrettes (CEV), membre de la Coordination de la résistance populaire de l’Artibonite, les manifestants, branches d’arbre et pancartes à la main, ont parcouru les artères principales de Verrettes, de Coupon au commissariat de la ville, lançant des slogans sévères contre les autorités policières du département.
‘’Nou pa dakò viv ak gang’’, ‘’Fòk gang Kokorat san ras ak Gran grif Savyen kraze’’, ‘’Jistis pou polisye ak brigadye ki tonbe’’, tels sont quelques-uns des propos que fredonnait la foule a vive voix.
Coordonnateur de l’organisation Citoyens engagés des Verrettes, Me Fernandès Paul, a demandé la révocation du directeur départemental de la Police nationale d’Haïti et du commissaire principal de Saint-Marc Lyvenson Gauthier, « pour passivité et incompétence », et exigé « la réouverture immédiate de la route de Liancourt », reliant Verrettes et Saint-Marc.
« Les Verrettiens sont vraiment enclavés. L’impraticabilité du tronçon de route conduisant à Saint-Marc et l’établissement du poste de péage de Niel par le gang Grand grif nous créent beaucoup d’inquiétudes », a souligné Me Paul, affirmant que « les Verrettiens luttent depuis longtemps pour se libérer de cette situation inacceptable. Mais, par l’insouciance du directeur départemental de la police, aucune solution n’a pu être trouvée. »
La manifestation des Citoyens engagés des Verrettes a dénoncé « l’assassinat des agents de police, dont le responsable des opérations Pierre Emmanuel Germain et le brigadier Claubens Petit. » Les organisateurs accusent les autorités policières départementales dans la mort tragique des policiers spécialisés dans la date du 29 mai 2026.
Décidés à poursuivre leur quête de sécurité publique, les manifestants entendent multiplier leurs stratégies dans les jours à venir, disent-ils, « pour obliger le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aime et le Haut commandement de la Police nationale d’Haïti » à satisfaire leurs exigences.
Source : Le Nouvelliste























