PAR PIERRE EMMANUEL
Les municipales se sont achevées dimanche avec le second tour. Place désormais à l’élection des maires et des conseils municipaux. Ce sera entre vendredi et dimanche prochain.
Puis, dans la foulée, probablement la semaine qui suit, l’élection des EPCI et Communautés d’Agglomération.
Quel va être la composition du nouveau paysage de celle du Grand Sud Caraïbes ?
Les élections municipales passées, à quoi va ressembler la nouvelle composition de la Communauté d’Agglomération Grand Sud Caraïbes ?
Qui pour succéder à Thierry Abelli à la présidence ? Celui ci sera t-il candidat à sa succession ?
Quelle sera la nouvelle équipe qui dirigera la CAGSC ?
Pour faire quoi avec quels moyens ?
La marge de manoeuvre est extrêmement réduite. La situation financière reste toujours très préoccupante. Certains parlent d’un « cadeau empoisonné ».
Qui voudra relever le défi d’une mandature annoncée de 7 années avec un budget restreint et une conjoncture qui limite toutes les ambitions ?
Huit des 11 maires composant la Communauté ont été réélus. 10 d’entre eux sont des hommes. Il n’y a qu’une femme. Et l’un des 3 nouveaux maires faisait déjà partie de l’équipe en place. Ce qui pourrait signifier que si changement il devait y avoir, il serait très restreint.
Suffirait-il de changer de présidence pour changer de majorité ou quelque soit le président, la nouvelle Communauté d’Agglomération Grand Sud Caraïbes n’est-elle pas déjà plombée tant que la situation de l’ancienne ne sera pas résolue ?
Les enjeux sont importants. La fragilité de la Communauté est-elle même minée par celle des 11 communes qui la composent. Et l’équation est simple.
Aucune commune ne s’en sortira sans l’appui de la Communauté et la Communauté ne s’en sortira sans l’appui des 11 communes qui la régissent.
Autant dire que les maires et conseillers communautaires sont condamnés à travailler ensemble s’ils veulent sortir du marasme économique et social, culturel et sportif, patrimonial et environnemental, qui minent le territoire.
Celui-ci devra trouver une stabilité durable pour conquérir et garantir un rééquilibrage du territoire qui repose sur les atouts et les forces d’un Grand Sud Caraïbes qui ne manque ni de talents ni de potentiels.
La balle est donc dans le camp des élus mais aussi des populations qui composent et habitent ces 11 communes pour se faire entendre, se faire respecter et s’imposer une reconnaissance définitive. C’est une question de survie !
























