Guadeloupe. Ary Chalus a présenté les orientations budgétaires de la Région

Séance de satisfecit dans l’hémicycle de la Région Guadeloupe, mercredi matin.

De quoi s’est-il agi ? Des orientations budgétaires dans un contexte difficile pour le président de Région et sa majorité : les comptes de la Nation de sont pas bons et cela impacte les finances des collectivités.

Au programme de 2026 : « Face aux crises mondiales et climatiques, la Région choisit l’action plutôt que la résilience passive. À travers la quête de souveraineté alimentaire et énergétique, nous reprenons pleinement le contrôle de notre destin pour garantir l’avenir de notre jeunesse et l’autonomie de notre territoire. 2026 sera l’année de la maturité politique, portée par l’élan de la Route du Rhum. »

Ary Chalus dixit.

Comment va-t-il faire ?

« Le bilan de l’exercice 2025 démontre que la collectivité a consolidé ses fondations, se dotant ainsi de l’agilité nécessaire pour porter l’ambition de 2026. » Ouf !

Comme chaque année, le président de Région a rassuré les Guadeloupéens.

« L’année 2025 a été marquée par une optimisation rigoureuse des ressources, illustrée par une baisse de 9,1 % des dépenses de fonctionnement. Cette rationalisation permet à l’institution de dégager une épargne brute de 85,7 M€, véritable levier de son autonomie financière.

La Région réaffirme son rôle de moteur économique avec une force d’investissement préservée : près de 200 M€ ont été injectés dans les infrastructures structurantes. »

Détail : « Qu’il s’agisse de la modernisation du réseau routier, de la rénovation des lycées ou du soutien aux entreprises, chaque euro investi participe à l’édification d’une Guadeloupe plus compétitive. »

Une gestion « de bon père de famille »

Deux axes : bien gérer, avoir un fonds de roulement coqéquent.

« Alors que le paysage national subit une fragilisation des finances publiques, la Guadeloupe se distingue par une trajectoire de désendettement exemplaire due à une gestion en bon père de famille. En ramenant sa capacité de désendettement à 5,6 années (contre 8,6 ans en 2024), la collectivité renforce sa crédibilité auprès de ses partenaires financiers. » Bonne nouvelle !

« Parallèlement, la constitution d’une réserve de sécurité stratégique, avec un fonds de roulement doublé à 90 M€, dote la Région d’un véritable bouclier. Ce dispositif garantit la poursuite des investissements majeurs malgré les incertitudes de la conjoncture mondiale. » Gouverner, c’est prévoir !

Une stratégie en 4 axes

Que veut le président de Région ? « Faire de la collectivité régionale le chef de file du développement économique du territoire, capable d’orienter les politiques publiques, de structurer les filières stratégiques et de mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’une stratégie de transformation durable de l’économie guadeloupéenne. » Si ce n’est pas déjà fait en11 ans de mandature…

Et encore ? « Pour 2026, la Région Guadeloupe se positionne comme « bouclier et bâtisseur ». L’objectif est de dépasser la gestion de l’urgence pour conquérir une véritable autonomie sur trois fronts stratégiques :

. Souveraineté Hydraulique : une priorité vitale avec un engagement financier massif pour moderniser les réseaux et garantir l’accès à l’eau potable.
. Souveraineté Énergétique : accélération de la transition via la PPE 2024-2033, visant une production décentralisée d’énergie propre pour réduire la dépendance aux fossiles et alléger les factures.
. Souveraineté des Ressources : cap sur le
« Zéro Déchet » en transformant les nuisances en ressources locales via l’économie circulaire et la valorisation. »

Rien de neuf. La suite est classique : investir dans l’humain. A voir.

Premier donneur d’ordre

Enfin, ce qui est attendu par le monde économique qui induit des emplois : « La Région se positionne comme le premier donneur d’ordre et ne se contente pas de réparer que des infrastructures (quid ?). Elle soutient l’activité économique locale et l’emploi.

La collectivité cherche ainsi à :

  • Soutenir l’économie locale
  • Moderniser les infrastructures
  • Préparer la Guadeloupe aux transformations climatiques et énergétiques
  • Améliorer durablement la qualité de vie des Guadeloupéens

La stratégie régionale s’inscrit ainsi dans une perspective de développement durable et de souveraineté territoriale, en plaçant l’investissement public et la planification écologique au cœur de l’action publique. »

Fermez le ban !

Qu’a dit l’opposition représentée par Victorin Lurel ? Que de son temps — il a été président de Région — c’était mieux. Pardi !

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