Sous la direction de Pierre-Edouard Dcéimus, la première édition du Café Créole Groov s’est déroulée, mercredi 13 mai, à l’auditorium Jacques Martial du Mémorial Acte (Pointe-à-Pitre).

La restitution de la résidence de trois jours – du 11 au 13 mai – qui a réuni de nombreux artistes confirmés et des jeunes musiciens du lycée Carnot, s’est déroulée au MACTe (Pointe-à-Pitre). La restitution a mis l’accent sur la transmission et l’innovation dans la musique guadeloupéenne.
Ils ont l’ambition de devenir des musiciens professionnels, et pourquoi pas, d’avoir le succès qu’a pu connaître Pierre-Édouard Decimus au sein du groupe Kassav. Pour la première restitution du Café Créole Groov, les jeunes lycéens du lycée Carnot ont présenté le fruit des travaux de trois jours de résidence artistique devant un public curieux et connaisseur des œuvres de Kassav.
L’objectif était de se ré.approprier les œuvres en y ajoutant une touche de modernité.
« Nous avons voulu relever le défi du Café Créole Groov, celui de mettre en exergue notre musique à travers le zouk, a expliqué Christine Chalcol, professeure agrégée de musique au lycée Carnot.Aujourd’hui les élèves se sont appropriés les œuvres, ils les ont transformées à leur manière. Ils prennent conscience qu’ils peuvent être des garants de notre mémoire vivante. »
À l’école de la rigueur

La résidence était un nouvel exercice pour les lycéens. Pourtant, en toute simplicité et en confiance, ils ont abordé la scène, et effectué une prestation remarquable, mercredi 13 mai.
« C’était très agréable, commente Bastien Manoa, 19 ans, percussionniste. Les artistes nous ont montré le fonctionnement, le sérieux, la rigueur… Je n’étais pas trop stressé parce qu’on a quand même l’habitude de travailler ensemble et madame Chalcol nous apprend la rigueur. »
Le Café Créole Groov s’inscrit dans une volonté de transmettre pour Pierre-Edouard Decimus, un enjeu majeur dans l’histoire contemporaine de la Guadeloupe. « Si nous ne racontons pas l’histoire contemporaine de nos musiques populaires, les autres le feront à notre place, indique-t-il. Je pense que la jeunesse a beaucoup de choses à dire : c’est nous qui ne savons pas encore entendre cette jeunesse ! » La soirée a débuté par la projection d’un film et un bokantaj autour du livre de l’artiste, Pou zot, qui revient sur l’histoire de Kassav.
Ce premier Café Créole Groov a également permis aux spectateurs de re.découvrir une tradition musicale de la Guadeloupe, le léwòz o komandman, qui se raréfie de nos jours. D’ailleurs, un projet dédié à ce genre a été annoncé, car le concept Café Créole Groov se poursuivra, tous les deux mois, avec d’autres résidences autour de plusieurs thématiques.
Le prochain Café Créole Groov est fixé le 7 juillet, à l’occasion de l’anniversaire du Mémorial Acte.
Tafari Tirolien























