Mercredi 17 juin, le Sénat a adopté un amendement présenté par la sénatrice Marie-Laure Phinéra-Horth visant à renforcer la place des élus guyanais dans la gouvernance forestière locale.
Le Sénat a examiné hier la proposition de loi portant diverses dispositions d’adaptation du droit des Outre-mer. L’article 6 du texte visait à renforcer le rôle des collectivités réunionnaises dans la gouvernance forestière.
La sénatrice Phinéra-Horth a défendu un amendement visant à garantir que la Guyane soit pleinement intégrée à ce dispositif. Cet article prévoit que le programme régional de la forêt et du bois soit soumis, à l’instar de la Corse, à l’avis conforme des présidents des collectivités et non plus à un simple avis
consultatif.
L’amendement de la sénatrice Marie-Laure Phinéra-Horth vise à offrir à la Guyane une gouvernance lisible, efficace, permettant aux élus d’avoir un droit
de regard sur les orientations stratégiques locales. Aujourd’hui, le président de la Collectivité territoriale de Guyane co-préside le programme régional de la
forêt et du bois, mais son avis n’est que consultatif.
Malgré l’avis défavorable du Gouvernement, le Sénat a adopté cet amendement. Cette adoption traduit la reconnaissance des enjeux auxquels sont confrontés les territoires ultramarins, en particulier la Guyane qui se distingue par un domaine forestier exceptionnel.
La sénatrice poursuivra son engagement afin que cette avancée soit confirmée au cours de la suite de la navette parlementaire et permette de répondre concrètement aux attentes des habitants de la Guyane.

























