Samedi, à l’initiative de Jean-Philippe Courtois et du conseil municipal de Capesterre Belle-Eau, il y aura une marche blanche dans les rues de la commune.
Il s’agit de rendre hommage aux deux femmes tuées par balles, mardi soir, aux blessés, à leurs familles éprouvées et de dire que doit cesser cette violence.
Que s’est-il passé ? Une voiture qui arrive dans la nuit. Des coups de feu en direction d’un bar, à Brest, petit quartier de Capesterre Belle-Eau. Le bilan est lourd : deux femmes ont été touchées par les balles, qui gisent dans leur sang. Elles agonisent. Quatre blessés, en urgence absolue, dont un enfant de 7 ans.
Sur place, le maire, des adjoints, soutiennent la population choquée tandis que les enquêteurs de police s’activent pour boucler la zone, lancer une alerte pour retrouver la voiture, le ou les auteurs des coups de feu. Les sapeurs-pompiers transfèrent les blessés vers les unités de soins.
Mercredi matin, Jean-Philippe Courtois réunit ses équipes tandis que, de partout en Guadeloupe, des communiqués déplorent les actes, appellent au calme.
La décision est vite prise : il faut un sursaut, un élan de solidarité pour les victimes, les familles, les voisins choqués. Déjà, au CCAS, une cellule de soutien psychologique est ouverte.
Samedi, c’est décidé, il faudra marquer l’hommage aux victimes par une marche blanche à partir de 8 heures.
Cette marche blanche partira de la mairie vers Brest, avec passage devant la stèle de Paul Lacavé, les canons en bord de mer, puis retour vers la mairie.
« Mgr Philippe Guiougou m’a confirmé qu’il serait présent », souligne Jean-Philippe Courtois.
Le message du prélat a été particulièrement apprécié, édifiant : « Une fois encore, notre département est meurtri par une violence qui frappe sans distinction et laisse derrière elle des familles brisées, des proches bouleversés et une société profondément blessée.
Cette nouvelle tragédie nous interroge tous sur la banalisation de la violence et la circulation des armes à feu en Guadeloupe.
Aucun territoire ne peut s’habituer à voir le sang couler ainsi. La lutte contre la violence ne relève pas seulement des institutions : elle engage la responsabilité de chacun. Familles, éducateurs, associations, communautés religieuses, élus, forces de sécurité, magistrats, acteurs de la santé et de la prévention, chaque citoyen est appelé à contribuer à la construction d’une société où la vie est protégée et respectée.
J’invite chaque femme et chaque homme de bonne volonté à refuser la fatalité, à défendre le caractère sacré de toute vie humaine et à œuvrer, chacun à sa place, pour construire une société Guadeloupéenne plus fraternelle, plus juste et plus apaisée.
Que le Seigneur accueille les défunts dans sa paix, qu’il réconforte les familles éprouvées et qu’il donne à notre peuple la force de ne jamais renoncer à l’espérance. »
























