Guadeloupe. Soutien financier au SMGEAG et visite de l’hippodrome Saint-Jacques au menu d’Ary Chalus

Semaine chargée pour Ary Chalus. Le président de Région a décidé une plénière mercredi pour voter des fonds pour le SMGEAG et vendredi matin, il sera sur le chantier de l’hippodrome à Saint-Jacques en Nord Grande-Terre.

Le président de Région et le préfet de Région Thierry Devimeux visiteront l’hippodrome Saint-Jacques d’Anse-Bertrand vendredi matin.

On connait les lieux, site historique d’un hippodrome qui a succédé à celui qui, dans les années 1920 était installé dans la plaine de Capesterre Belle-Eau. C’était un hippodrome privé, créé de toutes pièces dans les années 1060-1970 et sur fonds propres par Michel Jacoby-Koaly, passionné de courses.

Plus tard, l’âge étant venu de passer la main, la Région a racheté les lieux qui sont restés en l’état quelques années de plus sous la supervision du fils de Michel, André Jacoby-Koaly, président de l’association Karukéra. Enfin, d’années en années, l’hippodrome a obtenu ses lettres de noblesse avec une reconnaissance nationale : depuis 12 ans, en effet, les courses organisées à l’hippodrome Saint-Jacques sont officielles et gérées au niveau national par les deux maisons mères, soit « France Galop » pour les courses au galop et « Le Trot » pour les courses attelées.

Cependant, c’est plus qu’un hippodrome que le président de Région va présenter au préfet Devimeux.

La séquence sera l’occasion de lui présenter l’état d’avancement d’un projet d’envergure internationale, comprenant, outre des pistes, un centre d’entraînement et un parc équestre ultramodernes.

Pour transformer cet équipement vieillissant en un pôle hippique polyvalent d’envergure internationale, la collectivité régionale a investi près de 35 millions d’euros pour la première tranche.

4 millions pour soutenir le SMGEAG

Mais, auparavant, avant les grandes vacances, la Région aura tenu sa 4e plénière de l’année, ce mercredi.

Au menu des discussions, entre d’autres dossiers de moindre importance, des fonds pour le SMGEAG et l’état d’avancement de l’organisation de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2026.

Que dit-on à la Région ? « Dès l’adoption des résolutions historiques sur l’eau lors du Congrès des élus du 24 juin dernier, la Région Guadeloupe a choisi de passer immédiatement de la parole aux actes. Fidèle aux engagements pris devant les maires et les conseillers départementaux, l’exécutif régional proposera au vote des élus, lors de cette session, une aide d’urgence de 4 millions d’euros en faveur du SMGEAG dont l’objectif est de contribuer à rétablir les équilibres budgétaires du Syndicat pour lui permettre de mieux répondre concrètement aux attentes des usagers.
Cette aide financière majeure sera inscrite à l’ordre du jour à travers la première décision modificative du budget de l’année. »

Pour rappel, le SMGEAG accuse un déficit de fonctionnement chronique, estimé entre 30 et 40 millions d’euros pour 2026, auxquels s’ajoutent quelque 160 millions d’euros de dettes, selon le préfet Thierry Devimeux sans que cela fasse ciller personne..

Le SMGEAG doit prendre en charge la rénovation sinon le remplacement du réseau d’eau de Guadeloupe — plus de 2 000 kilomètres de tuyauteries, un coût estimé à plus d’un milliard d’euros, mais qui varie d’un expert à l’autre — et chacun met au pot selon ses moyens : 4 millions pour la Région.

Le préfet Devimeux a signalé que l’Etat mettrait 14 millions en 2026 pour soutenir le syndicat unique de l’eau… à condition que les autres partenaires mettent des fonds.

Le Conseil départemental s’est engagé à mobiliser 150 millions d’euros pour la réparation du réseau.


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