Guyane. Magali André : « Il y a une réelle méconnaissance des dispositifs dédiés à l’alternance »

Au cours d’une soirée inédite, Kouté pou tandé : osez l’alternance, à Rémire-Montjoly, l’OPCO EP* de Guyane présentera les dispositifs d’accompagnement dont les entreprises peuvent bénéficier.

Levier d’insertion pour les jeunes, l’alternance reste encore trop peu mise en œuvre par les entreprises. Pour déconstruire les idées reçues, l’OPCO EP* de Guyane organise une soirée inédite, vendredi 11 septembre, à Rémire-Montjoly. Une rencontre innovante où le théâtre sera au service de l’alternance.

Avec le concours de la compagnie Atoumo Prod et la participation de l’humoriste guyanais, Edy Coupin, trois saynètes démêleront le vrai du faux à propos du recrutement d’un alternant (et les « a priori » qui peuvent subsister), des situations qui peuvent conduire à rompre un contrat d’alternance, de l’importance du tutorat, des parcours de jeunes en alternance… Des cas pratiques pour aider chacun, principalement les entreprises, à envisager sereinement de recourir à des alternants.

« L’alternance permet aux jeunes d’allier la pratique à la théorie, précise Magali André, responsable d’agence Guyane OPCO EP.  Le but est de tordre le cou aux idées reçues sur l’alternance pour faire en sorte que les entreprises se mobilisent plus ! »

Plus de 3 millions d’euros consacrés à l’alternance

Dès 16 ans et jusqu’à 30 ans, l’apprentissage peut être une solution pour les personnes en situation d’insertion. Autre voie possible grâce à l’alternance, la professionnalisation pour les plus de 30 ans. Les personnes en situation de handicap, peuvent opter pour l’apprentissage ou la professionnalisation sans limite d’âge.

En 2025, 314 contrats d’alternance ont été financés en Guyane, dont 287 contrats d’apprentissage, pour un montant total de 3,3 millions d’euros.

« Malheureusement, il y a une réelle méconnaissance des dispositifs existants, regrette Magali André. Dans nos territoires, il y a beaucoup de TPE et de PME où le chef d’entreprise est souvent happé par son activité et n’a pas conscience qu’en accueillant un jeune en alternance, il pourra le former à la culture de son entreprise, déléguer, voire se développer et se consacrer à d’autres activités. Notre rôle est de permettre aux chefs d’entreprise d’ouvrir leurs horizons en leur expliquant que s’ils souhaitent accueillir un alternant, un accompagnement est mis en place, nous assurons aussi la formation des tuteurs pour qu’ils soient à l’aise dans ce rôle. On peut être un bon professionnel et pas forcément un bon pédagogue. »

Le Hub de l’alternance, pour les alternants, les entreprises, les centres de formation

Sur le terrain, les acteurs de la formation et de l’insertion constatent que les candidats à l’alternance et les entreprises disposées à accueillir des alternants, ne connaissent pas la marche à suivre.

« Pour permettre aux uns et aux autres de se rencontrer, nous avons un outil, Le Hub de l’alternance, explique Magali André. Il permet aux jeunes de renseigner son profil sur la plateforme, et aux entreprises, de communiquer les postes disponibles pour les alternants. Dans le même espace, les centres de formation peuvent aussi communiquer leurs offres. Le Hub de l’alternance est aussi connecté à Parcoursup et à d’autres dispositifs : Un jeune/une solution, La bonne alternance… Il y a une vraie synergie. »

L’événement Kouté pou tandé : osez l’alternance se déroulera, vendredi 11 septembre, à partir de 18 heures, à la Maison des cultures et des mémoires, à Rémire-Montjoly.

Cécilia Larney

*OPCO EP : Opérateur de compétences des Entreprises de Proximité.

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