Haïti. Port-au-Prince, la peur arpente les heures…

L’angoisse de compter un proche parmi les personnes enlevées s’est accrue depuis un certain temps au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Pour des dizaines et des dizaines de familles, le couperet tombe. Le silence, un itinéraire non atteint et l’appel qui exige la rançon. Ces derniers temps, ce sont des écoliers qui tombent dans le filet des kidnappeurs. Il y a quelques jours à Silo, Delmas 33.

À Bourdon, un médecin, sa femme et enfant. Un journaliste bien connu. Ce vendredi, trois enfants sur le chemin de l’école et le conducteur du véhicule à Bois-Verna, selon plusieurs sources, citées dans les médias. 

La proportion des cas non révélés est plus importante. Il y a des policiers qui croupissent dans les geôles des kidnappeurs. Et des policiers kidnappeurs qui écument les rues. Le quartier de Martissant, à l’entrée Sud de Port-au-Prince, l’on met des prix sur des êtres humains, sur leur liberté.

Le commerce d’êtres humains, à vol d’oiseau de la Croix-des-Bossales où les négriers mouillaient l’ancre avec nos ancêtres à bord, est prolifique. Les voies vers les lieux de séquestration ne sont ni bloquées ni contrôlées.

Le glissement redouté semble aussi s’inscrire dans une certaine permanence. Les kidnappés sont des sujets de négociations. Ils sont aussi considérés comme des boucliers humains, moyens de pression pour obtenir « amnistie ».  Rien n’est simple. Et la peur continue d’arpenter les heures…

Source : Le Nouvelliste

Lien : https://lenouvelliste.com/article/272098/port-au-prince-la-peur-arpente-les-heures

Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp
Email

Actualité

Politique

Economie

CULTURE

LES BONS PLANS​