Le LGT Baimbridge (Les Abymes) a signé une convention avec la confédération Les Entrepreneurs de Guadeloupe pour créer un pont entre le monde des entreprises et le monde académique.
Les étudiants et les élèves du lycée Baimbridge pourront désormais profiter d’opportunités professionnelles et d’une véritable découverte du monde économique et de la réalité de l’entrepreneuriat.
La signature de ce mercredi 30 septembre, entre le LGT Baimbridge et Les Entrepreneurs de Guadeloupe marque un changement. Pour les élèves et les étudiants du lycée, cette convention est synonyme d’opportunités pour leurs stages et d’opportunités d’emplois à l’issue de leur cursus. « C’est une initiative intéressante pour nous parce que beaucoup d’entre nous ont eu du mal à trouver un stage l’année dernière. En tant que déléguée, j’ai aidé mes camarades à trouver des stages et c’est très compliqué », explique Melys, étudiante en Gestion de la PME.
Chaque année, environ 700 étudiants et élèves du lycée sont en recherche de stages professionnalisants, obligatoires dans le cadre de leurs études. « Nous avons 300 étudiants en BTS, et 400 élèves de Seconde qui doivent effectuer des stages chaque année », précise Marius Claude, proviseur du LGT Baimbridge.
Redonner aux jeunes le goût du travail
La convention du jour promet d’ouvrir les portes aux élèves et aux étudiants, même s’il n’est pas toujours possible d’offrir un emploi ou un stage à chaque jeune guadeloupéen. La convention ne porte pas uniquement sur l’accès au premier emploi ; elle comprend également un engagement à instruire les étudiants et les élèves sur le monde de l’entreprise et de l’entrepreneuriat afin qu’ils soient informés et éclairés sur la réalité du monde économique.
« Quand j’étais enfant, nos parents et nos grands-parents avaient des épiceries, on sortait de l’école, on déposait le cartable et on allait travailler à l’épicerie, commente Victor Venutolo, président de la confédération Les Entrepreneurs de Guadeloupe. On servait le client, on faisait un réassort de boîte de conserves, mais c’était déjà mettre le pied à l’étrier. Nous souhaitons que les jeunes retrouvent ce goût du travail ! »
Pour une Guadeloupe « revigorée »
Cette convention s’adresse à une génération souvent considérée comme « distraite », mais surtout éloignée des réalités économiques et parfois peu intéressée par ces dernières. « Il faut s’intéresser à la réalité économique dès le plus jeune âge : 16 ans, c’est déjà trop tard ! », affirme Victor Vénutolo. La convention a été présentée aux étudiants de trois filières du LGT Baimbridge : les étudiants ont pu échanger avec les entrepreneurs membres de la confédération.
« J’ai beaucoup aimé mon stage de l’année dernière, j’étais vraiment au cœur de l’entreprise, j’espère que cette convention va permettre d’autres opportunités pour d’autres jeunes pour qu’ils puissent se développer », explique Neela étudiante en gestion de la PME.
Cet accord a aussi pour objectif de permettre aux jeunes du territoire de travailler en Guadeloupe. « Pour que les jeunes s’installent et fondent leurs familles en Guadeloupe, cela passe par l’emploi », affirme Victor Vénutolo.
« Cette rencontre avec les chefs d’entreprise nous donne l’occasion de tenter d’intégrer leurs entreprises parce que c’est difficile pour nous », avoue Amy, étudiante en BTS Gestion de la PME.
Tafari Tirolien
Pour aller plus loin

« Quand on signe une telle convention, cela signifie que l’on veut aller plus loin dans l’accueil des élèves au sein des entreprises, mais également dans la formation qui doit leur être dispensée, indique Nicole Dupuy, de la Délégation Régionale Académique à la Formation Professionnelle Initiale et Continue (DRAFPIC). L’entreprise est un complément de ce que l’école propose : c’est un signe que la co-construction entre l’école et l’entreprise continue de prendre forme. Le but est de permettre aux étudiants de trouver une formation et une insertion professionnelle durable, mais aussi de reprendre les entreprises quand les chefs d’entreprise partiront à la retraite. Il faut faire des propositions aux jeunes, il faut qu’ils sachent qu’il y a des opportunités en Guadeloupe : il s’agit de l’avenir de notre territoire. »























