Caraïbe. L’arme qui a fait tomber la mafia italienne arrive en Haïti : va-t-elle fonctionner ?

Une organisation criminelle ne se combat pas de la même façon selon l’âge qu’elle a atteint. Quand elle prédate, on s’oppose par la force. Quand elle parasite, par la pression. Quand elle s’enracine, ni l’une ni l’autre ne suffit.
Une analyse de Réginald Surin, Économiste.

Il faut alors une arme d’un autre genre. Elle ne vise plus le combattant ni le territoire, mais le lien qui les noue à l’économie légale et au pouvoir politique. Cette arme porte un nom. C’est le pôle judiciaire spécialisé.

Une analyse parue dans ces colonnes sous le titre « Le second âge de Viv Ansanm » posait une hypothèse. Le danger n’est plus la prise de la capitale, qui n’a jamais eu lieu alors que la capacité matérielle existait. C’est le glissement d’un dispositif de courtage armé vers une configuration mafieuse, par enracinement économique et accès aux ressources. Le Global Initiative Against Transnational Organized Crime, dans son rapport Brokers and Patrons de mars 2026, décrit précisément ce passage [1].

Ce second âge est le moment où le financement des candidatures cesse d’être une anomalie. Il devient une fonction. Le pouvoir exécutif vient de répondre, en inaugurant des pôles judiciaires spécialisés, dont l’un dédié à la corruption, au blanchiment et aux infractions financières majeures [2]. En choisissant cet instrument, l’État a reconnu sans le dire que l’adversaire avait changé d’âge.

Reste à savoir si l’outil convient à la menace. Pour le juger, il faut d’abord comprendre comment, ailleurs, une organisation criminelle se procure des élus.

Quatre manières de prendre le pouvoir par le crime

La forme la plus achevée s’est instituée en Sicile. Cosa Nostra ne se présente pas. Elle finance, par des intermédiaires légaux, des candidats qui, une fois élus, lui rendent en marchés publics et en bienveillance bien davantage que la mise initiale. Ce ne sont pas des hommes de main qui portent l’argent. Ce sont des entrepreneurs, des hommes de loi, des notables dont la fonction sociale est précisément de faire circuler des fonds sans qu’on s’en étonne.

La ‘Ndrangheta calabraise a poussé la logique un cran plus loin. Elle ne finance plus un candidat extérieur, elle place ses propres hommes [3]. La différence est décisive. Financer un tiers laisse une trace, deux volontés et un transfert. Installer un homme à soi efface l’échange en absorbant l’élu. Des municipalités entières ont été dissoutes pour infiltration, y compris loin du foyer calabrais [4].

Le Brésil offre la variante la plus éclairante pour Haïti. Le Primeiro Comando da Capital, le PCC, dispose d’une autonomie financière quasi complète. Statut interne écrit, discipline rigoureuse, cotisations régulières versées à une caisse commune. Cette autonomie a une conséquence politique directe.

Une organisation qui se finance elle-même n’a plus besoin d’un parrain. Elle devient le parrain. Le crime n’achète plus un élu, il le produit et le finance avec un argent qu’il a généré seul. Des enquêtes brésiliennes ont établi que le PCC et le Comando Vermelho financent des candidats aux municipales et dictent, dans leurs territoires, qui peut concourir et pour qui l’on peut voter [5][6].

L’Amérique latine, plus largement, donne à voir le premier âge de cette capture. Celui où la violence précède l’argent. Dans les zones tenues par la Mara Salvatrucha ou par le Barrio 18, l’extorsion est le mécanisme central. Le contrôle territorial s’y traduit mécaniquement en pouvoir électoral. Là où une organisation tient un quartier, elle module le vote, mobilise les uns, dissuade les autres, négocie son appui. Près de cinq cents responsables et élus locaux ont été assassinés en une vingtaine d’années dans un seul de ces pays [7][8].

Ces quatre configurations ne sont pas quatre pays. Ce sont quatre stades d’une même trajectoire. Une organisation les parcourt dans l’ordre, de la coercition à l’échange feutré, à mesure qu’elle vieillit et s’enrichit.

La menace haïtienne se situe au passage du premier vers le dernier. La coercition commence à se monnayer. La violence apprend à se faire financer. C’est ce seuil que désignait la notion de second âge. Et c’est précisément à ce stade que le pôle judiciaire devient l’instrument adapté.

La méthode italienne, ou comment un État a fini par mordre

La méthode tient dans une formule devenue célèbre, prêtée à Giovanni Falcone, « suis l’argent et tu trouveras la mafia » [9].

L’idée est simple. La drogue laisse peu de traces. L’argent qu’elle rapporte en laisse forcément. Dans les mains qui le touchent, les comptes où il dort, les biens qu’il achète. Falcone l’a compris en instruisant l’affaire Spatola, au tournant des années quatre-vingt. La mafia était déjà transnationale, et il était vain d’enquêter à Palerme seul, alors que les capitaux se nettoyaient ailleurs.

Un point mérite d’être souligné, car il parle directement à Haïti. La raison pour laquelle Falcone s’est attaqué au change. L’argent de Cosa Nostra venait du trafic d’héroïne vers les États-Unis. Il rentrait en dollars. Il fallait le convertir en livres pour le dépenser chez soi.

Cette conversion est un point de fuite obligatoire. Le criminel peut dissimuler beaucoup. Il ne peut pas dispenser sa devise de se transformer. Falcone a donc fait du bureau de change et de la banque son point d’observation. C’est là que l’argent criminel, fût-il né dans l’ombre, est contraint de remonter à la surface.

Retenons le principe. L’argent est vulnérable non pas où il se gagne, mais où il change de forme pour devenir dépensable. Nous y reviendrons pour Haïti.

Encore fallait-il que la méthode ne reposât pas sur un seul homme. C’est l’innovation décisive du pôle à magistrats multiples. Conçu d’abord par le juge Rocco Chinnici, puis institutionnalisé par Antonino Caponnetto autour de Falcone et de Paolo Borsellino, ce pool reposait sur un principe.

Plusieurs juges partagent l’information. Ils mutualisent les enquêtes. Ils signent ensemble les actes. Aucun ne devient l’unique mémoire d’une affaire, ni l’unique cible. Tant qu’un dossier sensible repose sur un seul homme, l’éliminer suffit à éteindre l’enquête. La mafia le sait. Quand il repose sur une équipe solidaire, supprimer un magistrat ne ferme plus rien. Le coût d’une telle élimination devient insupportable [10].

Cette continuité a porté ses fruits. En 1984, Tommaso Buscetta a parlé. Sa collaboration a livré, pour la première fois, la structure interne de Cosa Nostra vue de l’intérieur. Elle a nourri le maxi-procès de Palerme, ouvert en 1986, où des centaines de prévenus furent jugés ensemble. Les condamnations ont été confirmées en 1992.

Il serait pourtant trompeur de réduire ce succès au pôle seul. Ce qui l’a rendu possible, c’est un texte. L’article 416-bis du code pénal, introduit en 1982 par la loi Rognoni-La Torre.

Avant lui, on ne pouvait punir qu’un délit prouvé. L’article 416-bis a fait de l’appartenance même à une association de type mafieux un crime autonome. Il a défini cette association non par ses crimes, mais par sa méthode. Force d’intimidation, assujettissement, loi du silence, pour acquérir le contrôle d’activités économiques et de marchés publics [11].

La capture du vote, elle, a fait l’objet d’un texte distinct et plus tardif. L’article 416-ter, créé en 1992. Il réprime spécifiquement le pacte échangeant des voix mafieuses contre de l’argent ou des avantages. Il a été durci en 2014 et en 2019.

La leçon, pour qui bâtit aujourd’hui un dispositif, est nette. Il ne suffit pas de criminaliser l’organisation. Il faut un texte qui vise nommément l’achat et la contrainte du vote. Et il faut qu’il arrive avant le scrutin qu’il prétend protéger, non après.

Autour de ce socle, quatre autres pièces complétaient l’édifice. L’obligation de poursuivre, qui retire au magistrat la faculté de classer une affaire gênante. Les réquisitions financières opposables. Le statut du collaborateur de justice, réduction de peine et protection réelle. Et enfin la Direction d’investigation antimafia, dotée de moyens propres, créée après l’assassinat de Falcone et de Borsellino en 1992.

Aucune de ces pièces n’est spectaculaire. C’est leur conjonction qui a fait basculer la partie. Et c’est leur absence qui, ailleurs, a tout fait échouer.

Pourquoi le pôle a échoué en Colombie et au Mexique, et tenu un temps au Guatemala

Le contre-exemple instruit davantage que le modèle. En Colombie, au Mexique, dans les pays des cartels de Medellín, de Cali, de Sinaloa, des magistrats n’ont manqué ni de courage ni de savoir. Ce qui a manqué, ce sont les conditions.

Quand l’organisation est plus riche que l’institution censée la poursuivre, un déséquilibre s’installe que nul héroïsme ne corrige. Le groupe achète plus vite que l’État ne protège. Il remplace un magistrat éliminé par un autre déjà acquis. Quand celui qui nomme le procureur se trouve à portée de la rente que ce procureur devrait tarir, l’indépendance n’est plus qu’un mot.

Le pôle, dans ces conditions, ne naît pas, ou naît vide. Et lorsqu’il est tout de même institué sous la pression internationale, sans que les conditions suivent, il demeure cosmétique. Une enseigne dépourvue de moyens. Il produit des communiqués plutôt que des condamnations.

Reste à savoir comment un État faible, qui ne peut garantir seul ni l’indépendance ni la protection, pourrait s’en doter quand même. La réponse la plus aboutie a été expérimentée au Guatemala. Et c’est le précédent le plus proche de notre situation.

La Commission internationale contre l’impunité au Guatemala, la CICIG, a été créée en 2006 avec l’appui des Nations unies. Elle a importé de l’extérieur l’indépendance qui manquait au-dedans. Magistrats et enquêteurs internationaux, conduits successivement par un procureur espagnol puis par un magistrat colombien, travaillaient avec un partenaire local dédié, la Fiscalía Especial Contra la Impunidad.

L’intérêt majeur, pour qui réfléchit aux instruments, est qu’elle ne s’est pas contentée d’enquêter. Elle a doté le pays d’un arsenal qui lui faisait défaut. Programme de protection des témoins. Régime du collaborateur efficace, réduction de peine contre coopération vérifiable. Unité spécialisée d’interception téléphonique au sein du parquet. Règles de saisie et de confiscation des avoirs. Police scientifique, tests balistiques et génétiques [12].

Surtout, elle a obtenu la création de tribunaux à haut risque. Des juges habilités et protégés y jugent les dossiers les plus dangereux, ce qui réduit la possibilité de les corrompre ou de les intimider. Elle a institué des équipes d’enquête conjointes, parquet et police, pour vaincre la défiance mutuelle.

Les chiffres parlent. Plus de mille cinq cents personnes visées, environ six cent soixante poursuivies. Des dizaines de réseaux démantelés. Et l’enquête portée jusqu’au sommet de l’État, provoquant en 2015 la démission puis la mise en accusation d’un chef de l’État. Le taux d’impunité pour les homicides a sensiblement reculé sur la période.

Mais la faiblesse était inscrite dans la force. Le dispositif dépendait, pour durer, du pouvoir qu’il visait. Le jour où un pouvoir hostile a refusé de renouveler son mandat, en 2019, il a disparu. Plusieurs magistrats ont dû s’exiler.

La leçon est double. On peut importer des instruments et une indépendance. Mais on ne les conserve qu’en les enracinant dans la loi nationale avant que le vent ne tourne.

Le cas haïtien peut enfin être jugé sans complaisance.

Bon outil, mauvais terrain : le pari haïtien pèse à la fois juste et fragile

La décision se laisse apprécier sur deux plans, qu’il faut distinguer.

Sur le plan du diagnostic, elle est fondée. En se dotant non d’un organe de contentieux électoral, mais d’un pôle visant la corruption, le blanchiment et les infractions financières majeures, l’État a choisi la bonne grammaire. Celle du démantèlement. Il a reconnu implicitement que l’adversaire devait être traité comme une structure à défaire par l’argent autant que par les armes. C’est un acte de qualification juste. Il rejoint des propositions déjà formulées dans le débat public haïtien, dont celle d’un bureau de forensique financière appliqué au financement électoral [13].

Sur le plan de la capacité, l’obstacle est sérieux, et il n’est pas celui qu’on croit. En Italie, le verrou fut l’accès à l’information financière, qu’il fallut forcer. Ici, on objecte que la rente de la coalition, prélèvement sur les marchés, rançons, péages, contrebande, se forme en espèces, dans un tissu informel et dollarisé de fait, hors de tout circuit traçable. L’objection est réelle. Mais elle s’arrête à mi-chemin.

Le verdict de soutenabilité ne peut être ni l’enthousiasme ni le rejet. Le pôle n’est pas soutenable en l’état. Aucune des conditions qui ont fait la différence ailleurs n’est aujourd’hui réunie. Ni l’indépendance garantie des magistrats. Ni la base légale frappant la structure. Ni la protection physique adossée à une force loyale. Ni le régime de collaboration. Ni la traçabilité de l’argent.

Mais il est rendu soutenable si ces conditions sont posées. Aucune d’elles n’est hors de portée d’une volonté politique réelle. La question n’est donc pas de savoir si le pôle est une bonne idée. Il l’est. La question est de savoir si l’État acceptera de payer le prix institutionnel de son efficacité.

C’est ce prix qu’il faut maintenant détailler.

Six conditions pour que le pôle haïtien ne soit pas qu’une enseigne

La collégialité. Plusieurs magistrats, solidairement responsables des mêmes dossiers. Ils partagent l’information et signent ensemble les actes. La cible est diluée. Aucune élimination ni aucune mutation ne suffit à éteindre une enquête. À cette collégialité doit répondre une inamovibilité réelle, garantie aussi haut que possible dans la hiérarchie des normes.

La base légale. Deux textes, en deux temps, sur le modèle italien. Un équivalent de l’article 416-bis qui fasse de l’appartenance à une organisation criminelle un crime autonome, défini par la méthode d’intimidation. Et distinctement, un équivalent du 416-ter qui nomme l’achat et la contrainte du vote comme un délit propre. Sans attendre, comme l’a fait l’Italie à ses dépens, qu’un premier scrutin ait déjà été capturé.

La parole de l’intérieur. Un régime de collaboration de justice qui rende le choix de parler plus avantageux que celui de se taire. Réduction de peine encadrée. Et surtout, protection effective du collaborateur et de ses proches. C’est par là que Cosa Nostra s’est ouverte. C’est par là qu’une organisation pourra s’ouvrir ici.

La protection physique. C’est la condition la plus lourde, et il serait malhonnête de la minorer. Elle suppose une force loyale à l’État, et non aux intérêts qu’il prétend combattre. Les tribunaux à haut risque guatémaltèques offrent un modèle. Tant que cette loyauté n’est pas assurée, aucune autre condition ne tiendra. Le maillon le plus faible commande la chaîne entière.

La traçabilité du dollar. C’est la véritable clé, et elle renverse le découragement habituel. Oui, la rente se collecte en espèces et en gourdes. Mais ce qu’elle achète ne s’achète pas en gourdes.

Les armes, les munitions, les drones, les véhicules, le carburant en gros, vraisemblablement jusqu’au train de vie ostentatoire des chefs. Tout cela se paie en dollars et se commande à l’étranger. Or Haïti n’émet pas le dollar. Chaque billet vert a dû être acquis, converti depuis la gourde, sorti du pays, adossé à une facture, à un virement, à une opération de change.

C’est l’intuition de Falcone, transposée. L’argent criminel est invisible tant qu’il dort en espèces. Il devient visible quand il change de forme pour devenir dépensable, c’est-à-dire quand il se fait dollar et franchit la frontière. Le point de fuite n’est pas la collecte, qui échappe. C’est l’acquisition de devises et la chaîne d’importation des moyens de la violence. Opérations de change de gros montant. Surfacturation et sous-facturation à l’import. Flux de devises sans contrepartie économique. Une balle, un drone, un fusil ne se règlent pas avec une rançon perçue au comptant sans que cet argent, à un moment, ne devienne dollar.

L’adossement externe. Tant que l’indépendance interne demeure fragile, un appui international peut suppléer la vulnérabilité locale. À une condition expresse. Qu’il soit verrouillé par le droit interne pour ne pas s’effondrer au premier pouvoir qui voudra s’en défaire. L’externalité est un échafaudage utile, non une fondation. Elle doit être pensée comme telle dès l’origine, en transférant ses instruments à une structure nationale appelée à lui survivre.

Cosmétique, capturé ou réduit au silence : le pôle a trois destins, un seul est tolérable

Que l’une de ces conditions manque, et le pôle bascule.

Cosmétique, s’il sert à signifier une volonté sans pouvoir agir. Capturé, si ceux qu’il vise peuvent l’acheter ou le téléguider. Réduit au silence, si ceux qu’il menace peuvent l’atteindre plus vite que l’État ne le couvre.

Aucun de ces destins ne relève de l’hypothèse d’école. Ils constituent la règle dans l’histoire comparée. Le succès en est l’exception, durement acquise.

Le pôle judiciaire est donc l’instrument approprié à l’âge que la menace a atteint. Il a été dressé au bon moment, contre le bon adversaire, dans la bonne grammaire. À ce titre, sa création honore ceux qui l’ont décidée.

Mais un instrument prolonge un État, il ne le crée pas. Le pôle parle au nom du droit dans des espaces où le droit doit encore reconquérir sa juridiction. Les marchés, les routes, les frontières, et les circuits où la gourde devient dollar, attendent toujours le retour de la puissance publique. Tant que ce retour reste inachevé, l’organe judiciaire travaillera plus vite que l’État derrière lui, et cet écart est sa première vulnérabilité.

Il appartient désormais à la République de combler cet écart. Non par des proclamations, mais par les pièces patientes que les expériences comparées ont identifiées une à une, et que ce texte a rappelées. Cohésion des magistrats, base légale spécifique, parole protégée de l’intérieur, force loyale, traçabilité au point où le crime se fait dollar, et appui international verrouillé par la loi nationale.

L’histoire jugera moins l’acte d’instituer le pôle que la constance avec laquelle ces conditions auront été tenues. Le second âge de Viv Ansanm appelle, en réponse, un second âge de l’État. C’est à ce rendez-vous, et à nul autre, que se mesurera la portée réelle de la décision aujourd’hui prise.

Références

[1] GI-TOC, Risk Bulletin n° 3, avril 2025, et Brokers and Patrons : Unstitching Gangs from Haiti’s Political Fabric, mars 2026.

[2] Comptes rendus de l’inauguration des pôles judiciaires spécialisés en Haïti, mai 2026 (Juno7, Vant Bèf Info).

[3] A. Sergi et A. Vannucci, « Capturing Calabria ? ‘ndrangheta, corruption, and maladministration in local public institutions in Southern Italy », Small Wars and Insurgencies, vol. 36, 2025.

[4] Europol et Eurojust, communiqués sur les opérations contre la ‘Ndrangheta.

[5] Royaume-Uni, Home Office, Country Policy and Information Note : Organised criminal groups, Brazil, mars 2025.

[6] LatAm Journalism Review, Knight Center, enquête sur l’influence du crime organisé sur la politique brésilienne.

[7] InSight Crime, « Latin American Organized Crime’s Real Target : Local Government ».

[8] « Causes and electoral consequences of political assassinations : the role of organized crime in Mexico », ScienceDirect.

[9] Fondazione Falcone ; Editoriale Domani, « Segui il denaro, il caso Spatola e la genialità di Giovanni Falcone », 2023.

[10] Notices Antimafia Pool et Maxi Trial (Palerme, 1986-1987).

[11] Code pénal italien, articles 416-bis (1982) et 416-ter (1992, modifié en 2014 et 2019).

[12] CICIG (2006-2019) ; Council on Foreign Relations, « Lessons From Guatemala’s Commission Against Impunity » ; International Crisis Group, Saving Guatemala’s Fight Against Crime and Impunity, 2019 ; WOLA, 2019 ; InSight Crime, « 5 Takeaways from CICIG ».

[13] Haïti Policy House, proposition d’un Bureau de Forensique Financière Électorale, novembre 2025 ; initiative de la société civile sur le contrôle du financement politique, mars 2026.

Source : Le Nouvelliste

Lien : https://lenouvelliste.com/article/267940/larme-qui-a-fait-tomber-la-mafia-italienne-arrive-en-haiti-va-t-elle-fonctionner

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