Fonds européens : la méthode Orville

Député européen, Max Orville place son premier mandat sous le signe de l’efficacité. Il organise un colloque de « solutions pour l’Outre-mer », en juin, en Martinique.

S’il a volontiers la dent dure contre les autorités de gestion, particulièrement en Guadeloupe et en Martinique, face à la faible consommation que font nos territoires des fonds européens (FEDER, FSE…), l’eurodéputé Max Orville se veut aussi force de proposition.

« Je persiste et je signe : les autorités de gestion n’informent pas et n’utilisent pas suffisamment les fonds européens, insiste Max Orville. J’admets qu’il y a des failles dans le processus, des problèmes administratifs, mais il faut aussi reconnaître qu’il y a un manque de formation et d’ingénierie locale. Je suis sévère, mais en tant que député européen, je veux que tous les territoires d’Outre-mer se développent et que les projets aboutissent, que les entreprises fonctionnent. »

La consommation réelle atteint péniblement les 50 %

Les taux de programmation souvent très élevés annoncés par les autorités de gestion (de 70 à 104 %), masquent une autre réalité : la consommation effective qui, généralement, n’atteint que péniblement les 50 %, quand elle ne flirte pas désespérément avec les 0%… Des chiffres qui laissent songeur.

En Guadeloupe où la nouvelle programmation FEDER-FSE+, pour la période 2021/2027, a été lancée le 16 janvier, en présence de Loredana Von Buttlar, cheffe de l’unité France à la Commission européenne, affiche plus de 638 millions d’euros disponibles pour la Guadeloupe.

« Si on est à 0 % d’utilisation en mars, comment atteindre les 100 % en fin d’année? »

Max Orville, eurodéputé.

Pour la période 2014/2020, selon les données de la Commission européenne, mises à jour en février 2023, la Guadeloupe n’aurait consommé que 56 % des fonds Feder, 31 % du FSE et 38 % du IEJ.

« Quant au Plan de relance européen, React-Eu, que le président de la République a souhaité pour relancer l’économie en Guadeloupe après Covid, 126 millions d’euros, explique Max Orville. Pour un taux de programmation de 30 %, le taux de certification, donc la consommation réelle est de 0 % ! Si on est à 0 % d’utilisation début mars 2023, comment atteindre les 100 % en décembre 2023 ? Les fonds non utilisés repartent vers des pays émergents. »

Un colloque avec des membres du gouvernement et des eurodéputés

Lors de son récent passage en Guadeloupe, Max Orville a échangé avec les membres des MPI.

Pour éviter que l’histoire bégaie, le député Orville organise un colloque les 22 et 23 juin en Martinique avec les élus, chefs d’entreprise… locaux, les présidents de Commission européenne et des membres du gouvernement.

« Entre 25 et 50 députés européens de toutes les nations, présidents des commissions Pêche, Industrie, Education… seront présents avec la commissaire Elisa Ferreira, chargée des RUP », annonce Max Orville.

L’emploi, la transition écologique et énergétique ainsi que l’éducation seront à l’ordre du jour des ateliers.

« Dans le même temps, j’ai aussi obtenu de l’unité RUP qui souhaite aider les chefs d’entreprise que dès fin mars, qu’un consultant soit dépêché en Guadeloupe ou en Martinique, à leur demande et aux frais de la Commission européenne. Ce consultant expliquerait la marche à suivre pour les différents dispositifs. »

Dans les prochaines semaines, le député Orville qui milite ardemment « contre la perte de chance » s’est engagé à indiquer sur son site www.maxorville.eu les programmes européens disponibles.

Cécilia Larney

Des projets en faveur de l’emploi

Parallèlement à son initiative qui démontre l’opiniâtreté de Max Orville à faire évoluer la situation en Guadeloupe et en Martinique, l’eurodéputé a récemment soumis plusieurs projets en faveur de l’emploi en Outre-mer, favorablement accueillis par la Commission européenne.

Ils portent autant sur la prise en compte des addictions, véritable frein à l’insertion professionnelle des jeunes, au niveau européen avec des financements dédiés à l’installation de centres de thérapie et d’addictologie…, que sur des formations adaptées aux femmes de 27/55 ans, non diplômées, mères de famille, avec des modes de garde prioritaire, pour favoriser leur accès à un emploi pérenne.

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