Guadeloupe. Après le choc de Capesterre Belle-Eau qui a fait deux mortes et plusieurs blessés dont un enfant, le PS réagit

Cette nuit à Capesterre Belle-Eau, deux femmes ont perdu la vie, quatre personnes ont été grièvement blessées dont un enfant. Le Parti socialiste réagit.

« L’hyperviolence enracinée en Guadeloupe vient a nouveau de trapper, cette fois en plein cœur de Capesterre-Belle-Eau.
Deux femmes ont perdu la vie. Un enfant a été blessé par balle. Une commune, déjà bien éprouvée ces deux dernieres années, est sous le choc

Les socialistes de Guadeloupe adressent leurs pensées aux proches des victimes, aux blessés, à tous ceux que ce drame traumatise profondément et aux Capesterriens inquiets de la flambée de violence dans leur ville.

La toile de fond probable du narcotrafic ne fait que renforcer la gravité de ce drame qu’il est impossible de banaliser, tant il marque une nouvelle escalade de la violence armée dans notre archipel.
La circulation des armes, l’emprise croissante des trafics et l’installation d’une économie criminelle fragilisent notre société.

Et la réponse des pouvoirs publics – en premier lieu l’Etat dans ses missions régaliennes – n’est manifestement toujours pas à la hauteur des enjeux.

Il est plus que temps de prendre la mesure de l’état d’urgence sécuritaire que connaît la Guadeloupe.
Les moyens consacrés à la lutte contre les trafics, contre la circulation des armes et contre les réseaux criminels doivent être renforcés de manière significative et durable. Tout comme les moyens de la justice.

Cette fusilade survient d’alleurs la semaine ou deux conférences internationales de coopération sont réunies en Martinique. dont l’une spécifiquement sur la sécurité. Deux conférences auxquelles la Guadeloupe participe, certes, sans tout autant être en mesure de faire entendre une voix claire, forte et concertée de ses responsables politiques sur cette thématique pourtant majeure

L’hyperviolence prospère sur nos fractures sociales : précarité, chômage, décrochage scolaire, perte de repères, abandon de notre jeunesse laissée sans perspectives… Mais elle avance chaque fois que la République recule et que nous regardons ailleurs.
La Guadeloupe ne peut pas s’habituer à vivre dans la peur.
L’heure est plus que Jamais à un sursaut collectif. »

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