Deux femmes tuées par balles, des blessés, dont un enfant. Capesterre Belle-Eau a connu une nuit de violence qui laisse pantois. Les réactions se succèdent. Ici, Jocelyn Sapotille, maire de Lamentin et président de l’Association des maires de Guadeloupe, est solidaire des Capesterriens choqués.
« La Guadeloupe s’est réveillée le cœur lourd après le drame qui a frappé Capesterre Belle-Eau.
J’adresse mes pensées les plus sincères aux familles des victimes, auxquelles j’exprime toute ma compassion. Je partage également la douleur des blessés, de leurs proches, ainsi que de toute la population capesterrienne, profondément meurtrie par cette tragédie.
Je veux aussi assurer mon collègue et ami, Jean-Philippe Courtois, maire de Capesterre-Belle-Eau, de mon entier soutien dans cette épreuve. Dans de tels moments, c’est toute une commune qui souffre et toute une équipe municipale qui se mobilise avec courage aux côtés des familles.
Les premiers éléments laissent craindre que des victimes innocentes aient été frappées lors d’un règlement de comptes. Si cela venait à être confirmé par l’enquête, nous franchirions un seuil supplémentaire dans l’inacceptable. Rien ne peut justifier que des femmes, des enfants, des familles deviennent les victimes collatérales d’une violence aveugle.
Le temps est aujourd’hui au recueillement, mais il doit aussi être celui de la prise de conscience. Nous ne pouvons accepter que la peur s’installe dans nos quartiers, que des armes circulent librement et que des innocents paient de leur vie des conflits qui ne sont pas les leurs.
Ce drame doit provoquer un véritable sursaut. Un sursaut de l’État, bien sûr, dans la lutte contre les armes, les trafics et la criminalité. Mais aussi un sursaut collectif de notre société, de nos familles, de nos élus, de nos associations et de chacun d’entre nous. La violence ne peut devenir une fatalité guadeloupéenne.
En nous rassemblant autour de nos valeurs de respect, de responsabilité et de solidarité, nous honorerons la mémoire des victimes et nous donnerons un sens à notre volonté commune de protéger la vie.
Capesterre-Belle-Eau n’est pas seule. La Guadeloupe est à ses côtés. »

























