Réunis au Gosier le 28 juillet, les présidents de la Communauté d’Agglomération la Riviera du Levant (CARL) et de la Communauté d’Agglomération du Nord Basse-Terre (CANBT) ont engagé une démarche commune face aux conséquences de la liquidation du SIAEAG.
Les deux exécutifs appellent à une mobilisation exceptionnelle de l’État afin de garantir un service public de l’eau durable, performant et financièrement soutenable pour les collectivités et les Guadeloupéens.
Liquidation du SIAEAG : la CARL et la CANBT
unissent leurs voix face aux nouveaux enjeux
L’arrêté de liquidation du Syndicat Intercommunal d’Alimentation en Eau et d’Assainissement de la Guadeloupe (SIAEAG) marque une nouvelle étape dans la réorganisation du service public de l’eau en Guadeloupe. Cette décision concerne directement les intercommunalités, dont la CARL et la CANBT, membres du Syndicat Mixte de Gestion de l’Eau et de l’Assainissement de Guadeloupe (SMGEAG) depuis sa création, le 1er septembre 2021, conformément à la réforme de la gouvernance de l’eau.
En tant que structure ayant précédé le SMGEAG, la liquidation du SIAEAG a donc des conséquences financières, administratives et juridiques pour les EPCI, désormais pleinement intégrés à cette nouvelle gouvernance.
C’est dans ce contexte que Michel Hotin, président de la CARL, et Adrien Baron, président de la CANBT, ont souhaité partager leurs analyses et construire une position commune sur les évolutions de la gouvernance de l’eau.
Cette rencontre avait trois objectifs :
- préserver les intérêts des deux intercommunalités et des populations qu’elles représentent ;
- renforcer leur coopération face aux nouveaux enjeux institutionnels ;
- échanger sur les conséquences de cette nouvelle situation et les suites à donner aux résolutions du Congrès de l’Eau.
Pour les deux exécutifs, cette crise dépasse largement les frontières administratives des EPCI. Elle exige une réponse coordonnée, responsable et durable. La CARL et la CANBT partagent la conviction que seule une mobilisation de l’ensemble des acteurs publics, au premier rang desquels l’État, permettra d’apporter une réponse à la hauteur des enjeux.
Les deux intercommunalités poursuivront leurs travaux afin de porter une position commune, dans l’intérêt des Guadeloupéens et de l’avenir du service public de l’eau.
Depuis 2020, la CARL défend
un véritable « Plan Marshall de l’eau »
Au-delà de cette coopération, la CARL réaffirme une conviction forte et portée depuis 2020 par les présidents successifs de la CARL et maires du Gosier : la Guadeloupe a besoin d’un véritable « Plan Marshall de l’eau ».
Pour Michel Hotin, maire du Gosier et Président de la CARL : « Les collectivités et les intercommunalités sont prêtes à assumer leurs responsabilités, mais elles ne pourront, à elles seules, réparer des décennies de sous-investissement. Les Guadeloupéens ne peuvent pas être les victimes d’une double peine : subir depuis trop longtemps un service public de l’eau défaillant, puis être appelés à financer les dettes héritées du SIAEAG. L’État doit désormais prendre toute sa part en mobilisant des moyens exceptionnels pour reconstruire durablement les infrastructures et garantir à chaque Guadeloupéen un accès pérenne à une eau potable de qualité. »
La CARL est attachée au principe de solidarité entre les territoires, indispensable à la réussite de cette nouvelle gouvernance. Toutefois, cette solidarité ne peut se traduire par un déséquilibre durable des finances locales ou par une charge supplémentaire pour les contribuables.
Elle doit être juste, équitable et accompagnée par un engagement fort de l’État.
Parce que l’eau est un droit fondamental, la CARL appelle le Gouvernement à engager un Plan Marshall de l’eau fondé sur un financement national exceptionnel et la mobilisation d’un emprunt structurant pour accélérer les investissements indispensables.
En résumé, les demandes de la CARL concernent :
- la mise en œuvre d’un véritable Plan Marshall de l’eau ;
- la mobilisation d’un financement national exceptionnel, appuyé par un emprunt structurant ;
- une gouvernance stable, pérenne et lisible du service public de l’eau ;
- la préservation des équilibres financiers des collectivités et EPCI ;
- un renforcement de la concertation avec les collectivités guadeloupéennes.
« Convaincue que seule une mobilisation collective permettra de relever durablement ce défi majeur, la CARL poursuivra son engagement aux côtés des autres collectivités et de l’ensemble des partenaires institutionnels afin de défendre les intérêts des habitants de la Riviera du Levant et de contribuer à une solution pérenne pour toute la Guadeloupe », a souligné Michel Hotin.























