Après le décès de George Tarer, personnage de la vie politique et sociale des 80 dernières années (elle est décédée ce matin à 105 ans) les réactions se sont multipliées.
Le préfet de la région Guadeloupe a appris « avec une profonde émotion le décès de Madame George Tarer, née le 5 juin 1921 à Morne-à-l’Eau, Commandeur de la Légion d’honneur, sage-femme et militante infatigable des droits des femmes.
Pendant plus de trente ans au CHU de Pointe-à-Pitre, Madame Tarer a placé son expertise de sagefemme au service des femmes et des familles de Guadeloupe, contribuant à bâtir une médecine de proximité ancrée dans les réalités humaines et sociales de l’archipel.
Cofondatrice et présidente de l’Union des femmes guadeloupéennes de 1976 à 1985, elle s’est battue avec constance pour l’accès à la contraception et à l’avortement, pour l’égalité salariale et contre les violences faites aux femmes. Son féminisme, profondément enraciné dans les réalités des Antilles, a ouvert la voie à de nombreuses générations de femmes engagées.
Adjointe au maire de Pointe-à-Pitre, elle a également contribué, par son action politique et associative, à la mise en œuvre de politiques sociales concrètes au bénéfice des plus vulnérables.
Le préfet adresse ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble du monde associatif et militant guadeloupéen qui perd aujourd’hui l’une de ses figures les plus respectées. »
« C’est avec une immense tristesse que le maire de Capesterre-Belle-Eau, Jean-Philippe Courtois, et l’ensemble des membres du Conseil municipal ont appris le décès de Madame George Tarer, à l’âge de 105 ans.
Figure emblématique de la Guadeloupe, sage-femme de profession et militante engagée, elle aura consacré sa vie à l’accompagnement des familles et à la défense des droits des femmes. Son parcours exceptionnel, marqué par le courage, la dignité et la constance de ses engagements, laisse une empreinte forte dans histoire sociale du territoire.
Cofondatrice et présidente de l’Union des Femmes Guadeloupéennes, elle a porté avec détermination la voix des femmes et s’est investie dans la vie politique et associative, contribuant durablement à l’histoire sociale et féministe de la Guadeloupe. Par la force de ses convictions et la constance de ses combats, elle demeure une source d’inspiration pour les générations actuelles et futures.
En ces moments de deuil, la Ville de Capesterre-Belle-Eau adresse à sa famille, à ses proches et à ses compagnons de lutte ses plus sincères condoléances et sa profonde reconnaissance pour l’héritage qu’elle laisse à la Guadeloupe et à ses habitants. »
« Le poids des mots, la force de l’action au cœur du combat pour le droit des femmes et des enfants de Guadeloupe, furent le sceau de sa lumineuse singularité.
Éric Jalton s’incline devant la mémoire de cette icône de la solidarité sanitaire, sage-femme passionnée dont l’engagement tant professionnel que politique aux côtés d’Henri Bangou, était forgé des plus grandes valeurs humanistes, et d’un sens aigu de la justice.
La Guadeloupe perd l’une de ses plus précieuses Mères de cœur, dont le travail, le dévouement et l’intelligence graveront à jamais les avancées sociales du pays. »

























